L1: “Nîmes a sa place” dans l’élite, affirme le capitaine Briançon

Le défenseur et capitaine de Nîmes, Anthony Briançon, après la défaite à domicile en Ligue 1 contre Monaco, le 7 février 2021
/ © 2021 AFP

Capitaine de Nîmes, le défenseur Anthony Briançon croit toujours au maintien des “Crocos”, regonflés par plusieurs résultats positifs avant d’affronter dimanche le leader Lille (17h05). Malgré les difficultés, “Nîmes a tout simplement sa place en Ligue 1”, a-t-il assuré dans un entretien à l’AFP.

Q: Nîmes, 19e, vient de prendre 11 points en six matches. Comment expliquer ce sursaut ?

R: “C’est une prise de conscience. On était dos au mur, on n’avait plus rien à perdre. Le succès à Dijon (2-0, 25e journée) a été un vrai déclic. On aurait pu le perdre, il nous a redonné des ambitions. Aujourd’hui, pouvoir encore espérer un maintien après avoir subi 14 revers en 17 matches, c’est miraculeux. Après, prendre 11 points en six matches, c’est bien, mais cela aurait pu être encore mieux. Franchement, sur ces six derniers matches, on pouvait espérer entre deux et quatre points supplémentaires. On perd à Nice (2-1, 28e journée), où il y avait la place pour ramener autre chose. Et contre Montpellier où l’on mène jusqu’à dix minutes de la fin (1-1 29e journée), on perd aussi deux points. Avec un stade plein, je suis certain qu’on gagne.”

Q: L’absence des supporters pèse à ce point ?

R: “Avec eux, on aurait aujourd’hui six ou sept points supplémentaires. Ce public donne envie de tout casser, la communion avec lui est réelle. Il n’y a qu’à voir comment il a escorté notre bus jusqu’au stade avant le match de Montpellier. Sans supporters, ce championnat est faussé. Il est en tous les cas différent.”

Q: Comment avez vous traversé cette période ?

R: “Personne n’a jamais lâché. Il y a eu des doutes, des questionnements, de la perte de confiance quand on ne trouvait pas les solutions pour s’en sortir. Mais on a aussi beaucoup parlé entre nous de notre situation sportive et de nos expériences passées, des situations compliquées dont on s’est finalement sorti.”

Q: Quelle a été l’importance de l’arrivée de Pascal Plancque ?

R: “Quand on change d’entraîneur, il y a un nouveau discours. Il amène un souffle nouveau. Il n’était pas venu à Nîmes pour être le N.1 et succéder à Jérôme (Arpinon), mais il est là. Il est calme, serein… Pour lui, le maintien est une mission.”

Q: Il reste neuf matches à jouer. Combien faudra-t-il de points pour être barragiste ou se maintenir ?

R: “Il faudra déjà faire un sans-faute aux Costières et grappiller quelque chose ailleurs. A 38 points (Nîmes est 19e avec 26 points, NDLR), on peut être barragiste (18e) ou même se maintenir. On a juste manqué jusqu’ici de stabilité. Personne n’a été épargné par les pépins physiques, on vit tous une saison compliquée, mais on a un groupe plus fort que l’an dernier. Jouer le maintien chaque année ce n’est pas simple, c’est un état d’esprit et de la générosité, il faut être costaud mentalement. Mais j’y crois.”

Q: Vous incarnez en tant que capitaine l’esprit nîmois. Mais à 26 ans, est-ce que vous ne ressentez pas une envie d’ailleurs ?

R: Je suis à 400% avec Nîmes, cela fait dix ans que j’y suis. Je suis ici comme chez moi, je n’aurai jamais la tête ailleurs, je veux maintenir et pérenniser ce club en L1 parce que l’on a tout simplement notre place en L1. Après, je suis aussi quelqu’un d’ambitieux avec l’envie de progresser et d’aller chercher une opportunité. Je ne m’en suis jamais caché et je la saisirai si tous les feux sont au verts. J’aime le jeu espagnol, mais franchement, je ne me pose pas actuellement la question. Avec cette saison compliquée, j’ai du mal à me projeter et je n’ai pas envie de me disperser.”

Propos recueillis par Olivier GAGNEBIEN.