L1: Nice et l’OM pour oublier août et s’installer sur le podium

Un supporter niçois tente d’asséner un coup de pied au milieu de terrain marseillais Dimitri Payet (2e g), lors de l’envahissement du terrain par plusieurs supporters, lors du match de Ligue 1, le 22 août 2021 au Stade de l’Allianz Riviera
/ © 2021 AFP

En août, Niçois et Marseillais s’étaient quittés dans une ambiance délétère, sans avoir pu finir leur match, arrêté par une pluie de projectiles et une bagarre générale: ils se retrouvent mercredi à Troyes (21h00) pour rejouer ce choc avec vue sur le podium de L1.

Le match de mercredi, à huis clos au stade de l’Aube, ne permettra pas d’effacer totalement des mémoires les graves incidents d’il y a deux mois à l’Allianz-Riviera lors de la rencontre de la 3e journée, arrêtée sur le score de 1-0 pour Nice. Car ils ont marqué durablement la saison des deux clubs et, plus généralement, de toute la Ligue 1, qui n’arrive pas à sortir d’un cycle de violences en tous genres dans ses tribunes.

L’OM n’en a d’ailleurs pas fini avec les épisodes extra-sportifs, puisque la commission de discipline de la LFP jugera la semaine prochaine les divers débordements constatés lors du classique face au Paris SG dimanche (0-0).

Mais pour les Marseillais comme pour les Niçois, le match de Troyes est au moins une occasion de passer à autre chose et de se faire une idée claire de sa position et de ses ambitions au classement.

La rencontre est un vrai choc de haut de tableau entre les Aiglons, 3e et qui peuvent en cas de succès se positionner comme dauphins du PSG, et l’OM, 4e à un point et qui aspire lui aussi à s’installer sur le podium.

“Pas une revanche”

Le 22 août, à un quart d’heure de la fin, les Niçois menaient et pensaient tenir trois points. Mais les dizaines de bouteilles tombées de la Tribune Populaire Sud et l’invasion de la pelouse qui a suivi ont changé le destin de ce match. Dante et ses équipiers ont finalement perdu un point, retiré par la commission de discipline.

Un succès à Troyes, dans un match dont l’arbitrage a été confié à Clément Turpin, effacerait donc en grande partie cette ardoise laissée le soir des incidents.

“Ce n’est pas une revanche. Il ne s’était rien passé entre les joueurs. Mais oui, le 22 août, on avait plus de chances de l’emporter que Marseille”, a ainsi rappelé mardi l’entraîneur niçois Christophe Galtier.

“Nous avons été sanctionnés, on regarde vers l’avant. On y va pour gagner, pas pour prendre une revanche”, a de son côté assuré son capitaine Dante.

Les Aiglons arrivent d’ailleurs à Troyes sur la lancée de leur incroyable remontée contre Lyon dimanche (3-2 après avoir été menés 2-0). Mais les extraordinaires 10 dernières minutes ne peuvent pas faire oublier les 80 premières, très pénibles, que Jorge Sampaoli et son staff ont vues également.

“Une récompense”

“C’est une équipe qui justement est un peu à l’image de ce match”, a estimé mardi le technicien argentin en conférence de presse. “Elle peut marquer à tout moment avec des joueurs très forts devant, ou d’autres qui peuvent entrer. Ils ont des transitions très rapides, mais même si leur défense est très forte, elle a été vulnérable contre Lyon.”

“L’examen sera compliqué et dépendra beaucoup de nous. Si on a le contrôle du jeu, on souffrira moins”, a ajouté Sampaoli, qui sera privé de Leonardo Balerdi, suspendu, et de Pol Lirola et Amine Harit qui, comme le Niçois Andy Delort, n’avaient pas encore signé le 22 août et ne sont donc pas qualifiés.

“C’est un match important à gagner. On peut monter un peu au classement et ce serait une récompense pour tous nos efforts”, a encore jugé l’entraîneur marseillais, dont l’équipe reste sur deux matchs nuls satisfaisants mais sans but, contre la Lazio Rome et le PSG.

Ses joueurs, eux, vont redécouvrir le huis clos, comme au temps du Covid. “Ça va être très compliqué de passer de 65.000 spectateurs à un stade vide. Mais on n’a pas le temps de penser à ça, on va faire avec. On a un objectif qui est de prendre trois points”, a assuré le milieu marseillais Pape Gueye.