L1: Montpellier et Der Zakarian envoient Nantes en barrages

L’entraîneur franco-arménien de Montpellier, Michel Der Zakarian, lors du match de Ligue 1 à Nantes, le 23 mai 2021
/ © 2021 AFP

Pour ses adieux à Montpellier, Michel Der Zakarian s’est aussi rappelé au bon souvenir de Nantes, battu 2-1 au terme d’une soirée à couper le souffle dimanche lors de la 38e journée de Ligue 1.

Les hommes d’Antoine Kombouaré, qui restaient sur quatre victoires consécutives, ne sont pas parvenus à se défaire de leur costume de barragiste alors qu’ils avaient leur destin en main.

Les Canaris devront batailler jeudi et dimanche contre Toulouse pour tenter d’arracher le maintien. Et la position du président Waldemar Kita est toujours plus fragile.

Dimanche en fin d’après-midi, plus d’un millier de supporters vêtus d’un t-shirt jaune avec le message “Rendez-nous le FC Nantes” ont participé à un cortège funèbre pour le “FC Kita”.

Les Montpelliérains, qui ont fait une haie d’honneur à leur entraîneur ému à la fin du match, étaient tout sauf en vacances.

Certes, les Nantais n’ont pas eu le temps de douter après que Laborde a ouvert le score et inscrit son 15e but en étant le plus prompt à reprendre un penalty de Delort repoussé magnifiquement par Lafont (0-1, 30e).

L’inévitable Kolo Muani, totalement seul au deuxième poteau, à la suite d’un centre d’Appiah prolongé de la tête par par Coulibaly, leur a enlevé une belle épine du pied en fusillant le pauvre Bertaud (1-1, 33e).

Mais les troupes de Michel Der Zakarian ont joué le jeu, à l’image du centre-tir de Chotard (15e) qui avait touché le haut de la transversale de Lafont.

Et Nantes n’a pas réussi à inscrire le 2e but qui l’aurait mis à l’abri, alors que les occasions n’ont pas manqué: une frappe enroulée de Louza (63e), un slalom de Blas repoussé par Bertaud, intérimaire de luxe (67e), un loupé de Coulibaly (68e).

Kolo Muani n’a pas tout bien fait, comme lorsqu’il s’est retrouvé trop avancé pour reprendre à bout portant un centre d’Appiah (51e) ou quand Bertaud a plongé dans ses pieds (55e), mais il a figuré dans pratiquement tous les bons coups.

Puis Kombouaré a fait entrer des joueurs à vocation défensive, estimant peut-être que le nul suffisait pour le maintien. Et Nantes s’est fait surprendre par un plat du pied de Delort (2-1, 76e).

Les Canaris ont cru que l’histoire allait se répéter quand l’arbitre a désigné le point de penalty pour une faute de Le Tallec sur Coco (78e). Mais après vérification de la vidéo, c’est Coco qui a été averti pour simulation.