L1: Monaco ne veut pas laisser filer la meute

Les Monégasques, vainqueurs ici du PSG à Louis II, le 20 novembre 2020, peinent à confirmer les promesses entrevues
Par Christophe BELLEUDI / © 2020 AFP

“J’en veux plus”: Niko Kovac et Monaco (6e de L1), qui reçoivent Lens mercredi (21H00) pour la 15e journée, ont déjà grillé beaucoup de jokers pour une équipe qui ambitionne de retrouver l’Europe en fin de saison.

. Obligation de gagner

“On veut se mêler à la lutte en haut de tableau. Pour cela, il nous faudrait trois victoires sur les quatre matches avant Noël”, annonçait Niko Kovac avant Marseille. La défaite (2-1) au Vélodrome l’a donc contrarié. D’autant que c’était la deuxième de rang et que, selon lui, son équipe aurait, comme à Lille (défaite 2-1), mérité un meilleur sort.

Mais le constat est implacable: avec deux victoires seulement en sept matches à l’extérieur, Monaco a beaucoup de mal loin de Louis-II. De plus, parmi les revers enregistrés, quatre l’ont été chez des concurrents directs (Marseille, Lyon, Lille et Rennes).

A six points d’une qualification directe pour la C1, Monaco n’a plus le choix. Afin de ne pas être largué par le rythme des cinq premiers, il faut faire le plein. “Si on gagne trois fois, on restera dans le bon wagon, précise Kovac. Sinon, l’écart sera important. Mais je crois en mes joueurs. Je leur ai dit qu’on ne peut pas se satisfaire de ce qu’on a fait jusqu’à présent, même si c’est bien. On en veut plus, j’en veux plus.”

Battre Lens, Dijon à l’extérieur, et Saint-Etienne est un objectif réalisable. Mais uniquement si les individualités défaillantes servent à nouveau correctement le collectif.

. Erreurs défensives à éliminer

A Marseille, on se serait cru revenu deux ans en arrière, lorsqu’une erreur de relance ou de concentration faisait dérailler l’équipe. Si Ruben Aguilar et Caio Henrique ont fauté cette fois, l’animation défensive globale est de nouveau moins performante.

“On concède trop de buts, trop facilement, reconnait Kovac. On a mis l’accent sur ce point, protéger de meilleure façon nos buts.”

A son arrivée, Kovac avait fait de la défense son principal axe de travail et, après un revers cinglant à Lyon (4-1), il avait décidé de densifier son milieu et de placer la paire Fofana-Tchouameni en double-pivot devant la défense.

Aujourd’hui, les deux hommes donnent quelques signes de fatigue, notamment l’ex-Bordelais, “qui n’enchaînera pas les trois prochains matches”, reconnaît Kovac.

“Individuellement, on doit continuer à travailler sur notre concentration, précise le gardien Vito Mannone. Comme le dit le coach, l’équipe qui fait le moins d’erreurs est la plus proche de la victoire.”

. Stars à réveiller

Actuellement, c’est le jeune Sofiane Diop qui donne le plus de satisfaction. Or, s’il en est un auquel Kovac n’avait pas pensé au départ, c’est bien lui. Il le reconnaît.

Mais si l’ex-Rennais, prêté à Sochaux sans éclabousser la L2 la saison dernière, se révèle, c’est aussi parce que les stars sont en-dessous de leur niveau. A commencer par le capitaine Wissam Ben Yedder, qui, s’il a inscrit son 7e but de la saison au Vélodrome, est encore à court physiquement après avoir été contaminé par le Covid-19.

“Il est leader. Mais il faut faire très attention qu’il ne se blesse pas, tout en lui donnant du temps de jeu”, estime Kovac, qui compte mieux répartir le temps de jeu entre plus de joueurs lors des trois matches à venir.

WBY n’est pas le seul à jouer sous son niveau. Depuis le début de la saison, certains des plus expérimentés de l’effectif sont sur courant alternatif, comme Gelson Martins, Aguilar, Cesc Fabregas et, à un degré moindre, Kevin Volland.

D’autres sont incapables de convaincre leur coach sur la durée, à l’instar de Stevan Jovetic ou Guillermo Maripan. Pire, le Russe Aleksandr Golovin et le champion du monde Djibril Sidibé ont enchaîné les semaines à l’infirmerie. Mais Kovac continue de compter sur eux.

“Golovin nous manque, précise-t-il. J’ai besoin de lui. J’espère qu’il revendra vite. Quant à Djibril, il est très important, même s’il n’est pas encore prêt à débuter. Il a un bon impact sur le groupe et spécialement sur les plus jeunes.”