L1: Monaco et Clement tenus en échec à Nantes

Le défenseur nantais Fabio devance l’attaquant de Monaco Sofiane Diop lors du match nul entre les deux équipes à La Beaujoire, le 9 janvier 2022
/ © 2022 AFP

Les bonnes intentions ont tenu une demi-heure: faute de jus, Monaco et son nouveau coach Philippe Clement laissent Nice et Marseille s’échapper dans la course au podium après leur nul 0-0 à Nantes lors de la 20e journée de Ligue 1.

Un seul point sépare les deux équipes qui restent ainsi en fin de première partie de tableau malgré des ambitions très différentes: si Monaco s’est séparé de Niko Kovac dans le but de gagner un nouveau billet pour la Ligue des Champions, Nantes vise avant tout à échapper aux psychodrames qui ont failli l’envoyer en Ligue 2 l’an dernier.

Désormais relégués à 6 points du podium, les Monégasques devront se rattraper dimanche à Clermont, à condition probablement que les joueurs touchés par le Covid ces deux semaines reviennent en forme.

Les Nantais, ralentis dans leur élan après cinq victoires de rang toutes compétitions confondues, restent pour leur part à deux points des places européennes avant un déplacement périlleux à Nice.

Déjà privé de plusieurs titulaires, Clement a dû rapidement procéder au remplacement de Djibril Sidibé et Benoît Badiashile, sortis sur blessure en première période. Et il n’avait plus d’option quand Myron Boadu, touché à une cuisse, a laissé ses coéquipiers à 10 pour les dernières minutes.

Monaco a pourtant vite pris les commandes du jeu, avec beaucoup d’intensité et un pressing organisé, en particulier grâce à Caio Henrique replacé en meneur de jeu et à l’abattage du capitaine du jour, Aurélien Tchouaméni.

Sofiane Diop a eu plusieurs occasions d’ouvrir la marque mais sa première frappe a été parée par Alban Lafont (5e) et la suivante n’était pas cadrée (24e).

Mais les Nantais ne se sont pas laissé faire: quelques replacements et une baisse progressive de régime des hommes de Clement leur ont permis d’équilibrer les débats, avant de se lancer à l’attaque du camp monégasque en seconde période.

A défaut de conserver l’allant offensif prôné par leur nouvel entraîneur, les Monégasques ont au moins réussi à museler Randal Kolo Muani, l’électron libre nantais. Tous ont terminé épuisé, à l’issue d’un final haletant dont personne n’a réussi à profiter.