L1: Monaco espère gagner chez un grand pour enfin grandir

Niko Kovac l’entraîneur croate de l’A.S. Monaco, le 27 septembre 2020 dans le stade Louis II de la Principauté.
Par Christophe BELLEUDI / © 2020 AFP

“On va à Marseille pour gagner, j’espère que mon équipe montrera le même visage qu’à domicile”, lance Niko Kovac: l’entraîneur monégasque connaît les difficultés de l’ASM à l’extérieur et juge important pour Monaco de frapper un grand coup, samedi au Vélodrome en Ligue 1 (17h00).

Défait à Rennes (2-1), Lyon (4-1) et Lille (2-1), Monaco a raté ses grands rendez-vous à l’extérieur. Certes, à la maison, l’équipe de la Principauté demeure invaincue. Mais son visage loin du Stade Louis-II ne lui permet pas encore de jouer dans la cour des grands.

Lucide, Niko Kovac le reconnaît. “Rennes, Lyon et Lille sont actuellement un cran au-dessus de nous”, explique-t-il. “Le club a terminé 17e et 9e, ces dernières saisons. Il faut construire de bonnes fondations, comme l’ont fait Rennes et Lille. On est au cœur du processus qui doit nous amener à être régulièrement en haut du tableau.”

L’ambitieux Croate veut cependant très vite “se mêler à cette lutte”. “Pour cela, il faudrait trois victoires sur les quatre derniers matches avant Noël”, prévient-il.

“Se relever tout de suite”

Son discours fuse: “A domicile, on est dans l’action, à l’extérieur, dans la réaction”, analyse-t-il. “Les joueurs doivent avoir confiance en eux pour évoluer de la même façon à l’extérieur qu’à domicile. C’est psychologique. Je répète aux jeunes que s’ils veulent être au top, il faut sans cesse répéter les bonnes performances. Être bon un week-end de temps en temps n’est pas suffisant. Mais ça ne vient pas en claquant des doigts.”

Recruté pour contribuer à cette évolution, l’attaquant allemand Kevin Volland voit comme axe de travail essentiel “la capacité à être constant à un haut niveau de concentration durant 90 minutes”. “Il nous arrive d’avoir de longs moments trop compliqués dans un match”, concède-t-il.

A Lille, la semaine dernière, c’est plutôt un Monaco craintif que l’on a découvert. “On n’avait pas peur, oppose Kovac. On a été un peu trop attentiste. On a essayé de jouer haut et agressif, on n’a pas réussi.”

Il estime que Monaco ne peut se rater deux fois d’affilée. “On vient de perdre après quatre victoires consécutives, il faut se relever tout de suite”, déclare-t-il.

En quête de “libération”

Le déplacement au stade Vélodrome, “contre une équipe très forte et expérimentée”, revêt donc une importance particulière. Monaco doit montrer sa progression. “Il est important pour nous de remporter un match à l’extérieur face à un gros”, souligne Volland.

“Ce match est très important, poursuit le buteur allemand. Gagner contre une équipe comme Marseille peut être une libération à l’extérieur. Après avoir raté notre important match à Lille, ce serait une bonne réaction.”

“On va à Marseille pour gagner, pas pour ne pas perdre, confirme son entraîneur. J’espère que mon équipe montrera le même visage qu’à domicile. Je ne ressens aucune crainte. On est préparé physiquement. Tactiquement et techniquement, on grandit. Il n’est pas nécessaire de mettre plus de pression. On ne peut pas dire qu’on va à Marseille pour gagner sans savoir que ce sera très dur. Il faudra être à 100%, réduire au maximum les erreurs. Sinon, ce sera impossible.”

Après près d’une demi-saison de travail de fond, Kovac attend désormais que son équipe lui montre qu’elle a du répondant, qu’elle a assimilé l’obligation d’excellence qu’il transmet.

“Si on y arrive à Marseille, cela peut être un déclic, conclut-il. On a battu Paris parce qu’on a fait un très bon travail en deuxième mi-temps. J’ai dit aux joueurs qu’on ne peut jouer d’égal à égal avec les meilleurs que si on donne 100% de nos capacités dans tous les domaines.”

Samedi, les Monégasques ont une nouvelle possibilité de le démontrer.