L1: Mexer sauve Bordeaux, Rennes peut s’en vouloir

Pas de vainqueur entre Bordeaux du jeune Timothée Pembélé (à gauche) et le Stade Rennais de l’attaquant Kamal Deen Sulemana au Matmut Atlantique, le 26 septembre 2021
/ © 2021 AFP

Un but tardif de Edson Mexer a permis à Bordeaux d’égaliser face à Rennes (1-1) et de priver les Bretons, dominateurs, d’un succès qui aurait dû être acquis bien avant sans un grand Benoît Costil, dimanche, lors de la 8e journée de L1.

Dernier corner, dernière confusion, une remise de Hwang Ui-Jo pour Mexer qui reprend du gauche dans une forêt de jambes dont celle de Warmed Omari qui trompe son gardien Alfred Gomis. Les Girondins reviennent de loin, de très loin, mais leur caractère a encore fait mouche comme face à Marseille (2-2), Montpellier (3-3), ou encore, presque, Lens (défaite 2-3).

Ce point pris, précieux pour travailler dans la sérénité, récompense un deuxième acte volontaire à défaut d’être cohérent, à des années-lumières du premier d’une grande pauvreté, durant lequel les joueurs de Vladimir Petkovic ont paru perdu et sans âme à l’image du milieu, dépassé.

Ces deux points perdus auront un goût amer dans la bouche de Bruno Genesio, satisfait pendant 88 minutes de la prestation de ses hommes, dans la lignée de leur récital offensif de mercredi face à Clermont (6-0).

Quatre jours après, ils ont assuré le spectacle pendant près d’une heure en étant payé au minimum par un but de Gaëtan Laborde à la conclusion d’un débordement de Hamari Traoré au retour des vestiaires.

Avant cela, le Matmut Atlantique n’a vu qu’une équipe sur le terrain, celle de Rennais joueurs, inspirés avec Kamaldeen Sulemana, virevoltant, qui en a fait voir de toutes les couleurs à l’arrière garde locale, sans parvenir à tromper Costil, impérial dans un face à face (27e).

Avant de concéder l’ouverture du score, le portier bordelais, ancien de la maison rennaise, a écœuré les attaquants visiteurs et leurs multiples tentatives (21 au total).

Mais un match dure deux mi-temps, et Bordeaux ne pouvait que faire mieux après la pause, notamment en jouant son va-tout avec cinq attaquants alignés sur la fin, un supplément d’âme, davantage de pression, mais peu d’occasions franches pour espérer.

Avant le corner de l’égalisation, il y a bien eu un coup-franc bien placé de Yacine Adli tiré au dessus (82e), quelques rushs dangereux de Samuel Kalu mais rien de transcendant laissant espérer l’obtention d’un nul.

Après, Bordeaux a failli comme face à Lens (3-2) se faire punir dans les arrêts de jeu mais la frappe enroulée de Flavien Tait a fini hors du cadre. Comme un symbole de cette partie à la fois frustrante et heureuse.