L1: Marseille, réapprendre à marquer et gagner avec Milik

L’entraîneur argentin de Marseille Jorge Sampaoli, lors du match de Ligue 1 contre Nice, le 22 août 2021 à l’Allianz Riviera
Par Olivier LUCAZEAU / © 2021 AFP

L’Olympique de Marseille perd peu mais ne gagne plus et surtout marque moins, malgré le retour d’Arkadiusz Milik, son canonnier polonais: entre calendrier infernal, fatigue des joueurs et effectif limité, Jorge Sampaoli doit trouver la recette pour relancer son équipe dimanche (20h45) à Clermont.

Avec une victoire et cinq nuls sur ses huit derniers matches toutes compétitions confondues, et un seul but marqué lors de ses trois derniers rendez-vous, l’OM est encalminé. Le feu d’artifice contre Lorient (4-1) le 17 octobre, pour l’ouverture d’une série de cinq rencontres en deux semaines, n’aurait-il été qu’un feu de paille?

“On s’attend toujours à plus, mais ces matches, on aurait aussi pu les perdre”, a relativisé vendredi Jorge Sampaoli, après les nuls sur le terrain de la Lazio Rome en Ligue Europa (0-0), au Vélodrome lors du classique contre le Paris SG (0-0) et à Troyes mercredi contre Nice (1-1) pour le match rejoué de la 3e journée, interrompu en août par l’envahissement du terrain par des supporters à l’Allianz-Riviera.

“Les résultats sont souvent liés à des petits détails, mais on a eu aussi un calendrier chargé, avec beaucoup de tension, contre de bonnes équipes”, a insisté le technicien argentin.

Parti en fanfare cette saison, ‘OM (4e, 19 pts) marque surtout le pas offensivement: compte non tenu du match contre Lorient, les Olympiens n’ont marqué que trois buts depuis le 22 septembre. Une disette qui paradoxalement s’est accentuée avec le retour de Milik, buteur seulement contre les Merlus.

“S’adapter à son jeu”

Optimiste, Sampaoli rappelle que l’international polonais a vu un but annulé pour un hors-jeu minuscule contre le PSG, qu’une de ses têtes contre les mêmes Parisiens a frôlé le but de Keylor Navas, et qu’il a encore eu une belle occasion contre Nice mercredi: “Les buteurs, ça dépend parfois des moments, mais l’équipe doit attaquer plus, (…) il faudrait avoir le ballon plus de temps, être plus de temps dans le camp adverse”.

Partisan d’un football offensif, “El Pelado” sait que son buteur (9 buts en 15 matches de Championnat la saison dernière) n’est pas encore au top de sa forme. “Milik est de retour après une blessure importante, il va encore avoir besoin de temps”, a tempéré l’Argentin.

Mais c’est aussi le système de jeu marseillais qui reste à installer, avec un 3-2-4-1 désormais privilégié et l’attaquant polonais seul en pointe.

“C’était important pour nous de le récupérer, mais c’est vrai que l’équipe doit lui proposer plus de situations qui s’adaptent à son jeu”, a insisté l’entraîneur olympien: “Mais cela va prendre un peu de temps, il n’a pas pu se préparer avec le groupe”.

Problème: Dimitri Payet, sur un nuage depuis le début de la saison, avec déjà six buts marqués, accuse le coup des matches à répétition. Valentin Rongier le métronome, désormais installé dans son rôle de sentinelle, mais préservé contre Nice, pourrait encore manquer à l’appel dimanche, victime d’une petite blessure. Et les joueurs sur le banc semblent pour certains loin du niveau requis.

“Notre effectif ne nous permet pas de laisser les joueurs exclusivement à certains postes, ils doivent pouvoir évoluer à différentes positions”, a confirmé Sampaoli pour justifier son système déroutant en 3-5-2 contre Nice.

Résultat: des joueurs déboussolés pendant presque une mi-temps, et un nul presque heureux au final.