L1: Marseille freiné à Angers, qui grimpe sur le podium

L’entraîneur argentin de Marseille Jorge Sampaoli lors du match à Angers, le 22 septembre 2021
/ © 2021 AFP

Marseille s’est heurté à des Angevins sans complexes et à un grand Paul Bernardoni et a dû concéder le nul (0-0) lors d’un match enlevé mais pauvre en réelles occasions, mercredi au stade Raymond Kopa pour la 7e journée de Ligue 1.

L’OM, qui restait sur trois victoires consécutives, voit le PSG prendre le large. Deuxième avec 14 points, Marseille aura besoin de plus que son match bonus à rejouer contre Nice pour rattraper les 7 longueurs qui le séparent des Parisiens.

Et il faudra vite se remettre de ce coup d’arrêt, puisque le programme des 10 prochains jours n’aura rien d’une sinécure: Lens, Galatasaray (Ligue Europa) et Lille.

Les Angevins, sonnés par leur lourde défaite dimanche face à Nantes sur cette même pelouse (4-1) ont pour leur part réussi à relever la tête, remontant même sur le podium (3e, 12 points). Et ils l’ont fait en gardant leur jeu offensif, qui devrait se montrer plus payant dimanche à Troyes.

Après le coup de sifflet final, des incidents ont éclaté entre supporters, quand des Marseillais sont sortis du parcage visiteurs pour aller se battre avec des Ultras angevins, alors que le speaker plaidait “Pas ça, les gars, quelle image on donne !”.

L’intervention des stadiers a rapidement rétabli l’ordre.

Sur le terrain, comme à son habitude, Jorge Sampaoli a fait tourner son effectif. Après avoir choisi de laisser Dimitri Payet et Arkadiusz Milik à Marseille, il a choisi de ménager les centraux Mattéo Guendouzi et Cengiz Ünder et les défenseurs William Saliba et Luan Peres.

A leur place: Duje Caleta-Car ou Jordan Amavi, qui n’avaient encore pas joué cette saison, ou encore Gerson, remplaçant dimanche. Bamba Dieng et Amine Harit, buteurs contre Rennes, étaient en revanche de la partie, tout comme Luis Henrique.

C’est d’ailleurs l’ailier brésilien qui s’est procuré l’unique vraie occasion de la première période: lancé idéalement par Dieng dans le dos de la défense angevine, il s’est présenté seul face à Paul Bernardoni mais a perdu son duel (14e).

“Je reste sur mes appuis, je ne me jette pas, puis je serre les dents”, a raconté le gardien angevin sur Amazon Prime.

Moins rapides qu’à l’accoutumée, peinant parfois à se trouver, les Marseillais ont multiplié les erreurs techniques, à l’image de Harit qui s’est emmêlé les pieds avec le ballon alors qu’il était idéalement placé pour un contre (55e).

Ils se sont aussi heurtés à des Angevins bien organisés, qui sont régulièrement parvenus à s’interposer et à se projeter rapidement, sans pour autant réussir à inquiéter Pau Lopez, une nouvelle fois préféré à Steve Mandanda.

Si Baticle avait en effet maintenu l’essentiel de sa défense, il avait lui aussi fait un peu tourner en attaque, par nécessité puisque Sofiane Boufal était indisponible, ou par choix, en alignant Stéphane Bahoken en pointe pour ménager le jeune Mohamed-Ali Cho, finalement entré à l’heure de jeu.

Dans un stade comble, où les supporters marseillais étaient présents en nombre dans le parcage visiteurs comme dans les tribunes, les Angevins ont poussé, mais la tête de Bahoken est passée au-dessus (60e) et Lopez s’est couché sans souci sur une frappe lointaine de Batista Mendy (61e).

Côté marseillais, les occasions sont longtemps restées rares: Harit, qui s’était écroulé dans la surface après un contact avec le capitaine angevin Ismaël Traoré, a été averti pour simulation (70e) au grand dam des Marseillais. Et une tête non cadrée de Dieng n’a pas inquiété Bernardoni.

Le rythme s’est accélé en fin de partie, avec des allers-retours d’une surface à l’autre. Mais la réussite n’était pas du côté angevin malgré une pléthore d’assauts, et une énorme parade de Bernardoni a empêché Dieng de marquer trois matches de suite (83e).