Le sĂ©lectionneur de l’OM AndrĂ© Villas Boas quitte la pelouse du stade Louis II Ă  la fin du match contre Monaco en Coupe de la Ligue, le 30 octobre 2019
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L’Olympique de Marseille a grillĂ© ses jokers: après la rouste Ă  Paris (4-0) et l’Ă©limination en Coupe de la Ligue Ă  Monaco (2-1), l’OM a devant lui une semaine cruciale pour son entraĂ®neur AndrĂ© Villas Boas, avec l’accueil de deux concurrents directs, Lille et Lyon.

“Jouer deux matches comme ceux-lĂ  au VĂ©lodrome contre des concurrents directs, Ă©videmment, cela peut faire perdre de la confiance Ă  l’Ă©quipe”. Le discours du coach portugais de Marseille, vendredi Ă  la veille d’OM-Losc (17h30), a le mĂ©rite d’ĂŞtre honnĂŞte.

Après deux rencontres, dimanche et mercredi, soldĂ©es par deux dĂ©faites nettes contre le PSG et l’ASM, il faut en effet alerter les troupes en vue de ce qui les attend lors des 12e et 13e journĂ©es de championnat, oĂą deux nouveaux revers plongeraient le club phocĂ©en dans la crise, si tant est qu’il en soit rĂ©ellement sorti.

Car l’entraĂ®neur n’a pas trouvĂ© la clĂ© depuis son arrivĂ©e Ă  l’intersaison: il tâtonne encore sur son système, et ne peut toujours pas capitaliser sur un onze type en raison des blessuresFlorian Thauvin jusqu’Ă  la trĂŞve, Alvaro Gonzalez pendant un moisou des suspensionsDimitri Payet pendant quatre matches en octobre.

“Des mĂ©dicaments, j’en cherche”

“Heureusement, le classement est en notre faveur, car vu les rĂ©sultats, on devrait ĂŞtre plus bas”, pose le technicien, tout heureux de voir son club figurer Ă  la 7e place du tableau avec seulement quatre victoires et un seul succès sur les six derniers matches de championnat.

Villas Boas, en tout cas, ne se cache pas. Il assume la responsabilitĂ© des deux premières pĂ©riodes “honteuses” de son Ă©quipe Ă  Paris puis Ă  Monaco. Et a conscience de la situation du club, fragilisĂ© après deux rencontres moins essentielles Ă  ses yeux que celles qui arrivent dans le calendrier.

“Des mĂ©dicaments, j’en cherche”, assure-t-il. “On prend trop de buts en première mi-temps, et on chasse toujours les matches”, poursuit le technicien… tout en remarquant aussi que mĂŞme quand ce ne fut pas le cas, Ă  Strasbourg le 20 octobre (2-0), les Olympiens avaient eu du mal Ă  conserver leur avance.

Une hĂ©sitation palpable Ă©galement lorsqu’il est invitĂ© Ă  rĂ©agir sur les solutions Ă  trouver pour repartir de l’avant: “Ce qu’il faut faire, c’est entrer dans le match avec plus d’intensitĂ©”, avance d’une part Villas Boas. “Mais dans un match, tout peut arriver”, contrebalance-t-il, en faisant rĂ©fĂ©rence aux “erreurs infantiles” ayant conduit son groupe Ă  la dĂ©route au Parc des Princes et Ă  Louis-II.

Colère à Monaco

Pour rĂ©sumer, “on ne peut pas aller Ă  la pharmacie et acheter de la crĂ©ativitĂ©, de la mentalitĂ©. Soit tu l’as, dans ton coeur Ă  la naissance, soit tu ne l’as pas”, selon le coach portugais, sourire aux lèvres en confĂ©rence de presse vendredi.

Si le sourire persiste encore de façade, il s’estompe tout de mĂŞme un peu plus en interne: mardi soir Ă  Monaco, il a fait place Ă  la colère, Ă  la mi-temps du seizième de finale de Coupe de la Ligue. “J’ai Ă©tĂ© dur car ce n’Ă©tait pas possible”, confirme le coach. “Il nous a bien secouĂ©s, il fallait le faire et il l’a fait. Cela a permis de nous remettre en question, de se demander pourquoi cela ne marche pas”, prolonge le milieu de terrain Morgan Sanson.

Pourquoi cela ne marche-t-il pas, justement ? Ni l’entraĂ®neur ni le joueur ne semblent en mesure de rĂ©pondre clairement. Mais tous deux s’accordent sur une chose, comme le dit Sanson avant les deux rencontres Ă  venir: “Soit on se donne un bon bol d’air, soit on peut se retrouver dans le ventre mou Ă  galĂ©rer dans les prochaines semaines.”