L1: Lyon, l’ombre d’un doute

L’attaquant niçois Evann Guessand marque le 3e but face au gardien portugais de Lyon Anthony Lopes, lors de leur match de Ligue 1, le 24 octobre 2021 à l’Allianz Riviera
Par Francois-Jean TIXIER / © 2021 AFP

En quête de rebond: Lyon doit réagir et gagner contre Lens, dauphin du PSG, samedi (21H00) à domicile, lors de la 12e journée de Ligue 1, pour évacuer les doutes nés de sa défaite à Nice dimanche (3-2).

L’Olympique lyonnais menait pourtant au score à 10 minutes de la fin, comme face à Clermont pour un score final de 3-3 le 22 août, à Paris (2-1, le 19 septembre) et Saint-Étienne (1-1, le 3 octobre). Au total, en incluant la rencontre de Nice, les Lyonnais ont laissé échapper huit points dans ces rencontres.

Sans être décrochée, l’équipe de Peter Bosz ne décolle pas. Neuvième au classement, l’OL est à cinq points de Lens qui occupe la 2e place, objectif du club rhodanien pour se qualifier directement en Ligue des champions à la fin de la saison.

“Retrouver la Ligue des champions, l’OL en a besoin sur le plan des comptes mais aussi pour garder les joueurs que l’on a fait venir cette année et l’année dernière afin de pouvoir jouer un rôle en Ligue Europa”, a rappelé mercredi le président, Jean-Michel Aulas.

Le club vient d’annoncer une perte historique de 107 millions d’euros, ses finances ayant fortement pâti de la crise sanitaire.

“Confiance absolue” en Bosz

“J’ai une confiance absolue en Peter Bosz. Nos analystes statisticiens pensent qu’on va très bien terminer la saison. Le discours de Peter, je le comprends, je comprends aussi qu’on a perdu des points par notre indiscipline, et parfois (à cause) de la VAR et des arbitres”, a ajouté Aulas.

Pour l’heure, l’entraîneur néerlandais, arrivé en juin pour succéder à Rudi Garcia, garde tout son crédit auprès du dirigeant lyonnais.

Le public, au sens large, est en revanche plus partagé et aimerait plus de pragmatisme, notamment en défense, en opposition à Bosz “qui ne veut pas fermer le jeu pour les dernières minutes”, comme à Nice.

Mais la fragilité défensive de l’OL semble incompatible avec la lutte pour le podium. Avec 16 buts encaissés en 11 journées, dont sept à domicile, la ligne arrière lyonnaise pointe à la 12e place de la Ligue 1, alors que l’attaque est à la 5e place avec 18 buts marqués.

Anthony Lopes est également le gardien du championnat qui effectue le plus d’arrêts (39), signe qu’il est trop exposé. Pour compléter le tableau, l’OL affiche six exclusions, dont cinq en championnat, depuis le début de la saison.

“C’est trop car finir à 11, c’est plus facile qu’à 10 et il n’est pas normal de prendre six buts la même semaine”, reconnaît l’entraîneur.

Jeudi, à Prague contre le Sparta en Ligue Europa, Lyon a gagné 4-3 en encaissant deux buts d’entrée et un troisième dans le temps additionnel.

“Apprendre sur les dernières minutes”

Lyon mise surtout sur l’attaque, avec un pressing haut et l’objectif de récupérer rapidement le ballon. Un style de jeu exigeant physiquement, et risqué.

Les Lyonnais ont du mal à tenir la distance sur un match mais Bosz reste optimiste en retenant “les 80 premières minutes du match à Nice”.

“Je sais que seuls les points comptent, que nous ne sommes que 9es et que ce que nous faisons ne suffit pas pour aller plus haut. On doit apprendre sur les dernières minutes. Quand on est fatigué, on commet des fautes. Mais les joueurs doivent s’adapter à notre système”, soutient le technicien qui estime que “son équipe joue de mieux en mieux”.

“Nous devons être concentrés jusqu’au bout et vaincre absolument ce manque de concentration”, insiste l’entraîneur. Pour jouer enfin 90 minutes, voire un peu plus.