L1: Lyon et Bosz au pied du mur

Le coach lyonnais Peter Bosz replace ses joueurs opposés à Montpellier au stade de la Mosson, le 28 novembre 2021
Par Francois-Jean TIXIER / © 2022 AFP

Sous pression: l’entraîneur de Lyon Peter Bosz, très critiqué après la défaite lyonnaise à Monaco (2-0), n’a plus le droit à l’erreur contre Nice samedi (21h00) en Ligue 1, un duel qui peut relancer l’OL vers le podium… ou plomber le technicien néerlandais.

Une victoire à domicile ramènerait l’Olympique lyonnais à cinq longueurs des Aiglons, actuellement troisièmes, mais une nouvelle défaite le relèguerait à onze points du podium. Atteindre l’une des trois premières places, son objectif, semblerait dès lors très difficile avec quatorze matches restant à disputer après cette 24e journée et au moins cinq adversaires à rattraper.

Après Nice, Lyon jouera à Lens (9e) et contre Lille (11e) et le président Jean-Michel Aulas devrait faire le point d’ici fin février, comme il l’avait annoncé en décembre.

Mais toute nouvelle défaite pourrait faire basculer l’OL dans la crise… et contraindre le dirigeant à hâter les choses, afin d’éviter une décision trop tardive.

“Nous ne sommes pas décrochés mais pour être sur le podium, il faut gagner contre Nice”, a prévenu Aulas mercredi, se voulant “optimiste” en évoquant “un grand jour”.

“Chaque défaite met la pression”

Peter Bosz lui-même sait que sa situation est fragile: “Je ne parle pas de podium quand on est là où nous sommes. Et chaque défaite met la pression, c’est normal et ça ne me pose aucun problème”, a-t-il déclaré jeudi en conférence de presse.

Toujours apprécié en interne, ce dernier ne regrette “pas une seconde”, les décisions qu’il a prises en Principauté sur son onze de départ. Mais Jean-Michel Aulas a quand même suggéré mercredi à demi-mot que d’autres choix auraient pu être plus pertinents.

Car avec deux arrières droit et deux arrières gauche, un seul attaquant et ses deux recrues Tanguy Ndombélé et Romain Faivre sur le banc au coup d’envoi, l’Olympique lyonnais n’a pas répondu présent après trois victoires consécutives face à Troyes (1-0), Saint-Etienne (1-0) et Marseille (2-1, sans doute en trompe l’oeil), et un bon résultat nul (1-1) face au PSG. Des performances qui avaient permis à l’OL de se replacer à portée du podium et à Bosz de retrouver un peu d’air.

“Je n’ai pas d’ailiers et pas d’attaquants. J’ai choisi un système sans vrais ailiers parce qu’ils n’étaient pas là”, s’est justifié Peter Bosz.

En quête d’identité de jeu

Les départs de Xherdan Shaqiri et Islam Slimani et le recrutement du Brestois Romain Faivre, qui peut jouer à droite, devraient contribuer au rééquilibrage d’un effectif mal bâti dès le début de saison avec une accumulation de milieu offensifs axiaux (4) et d’avant-centres (3).

A condition aussi de faire jouer les meilleurs joueurs à leur poste de prédilection comme Lucas Paqueta, utilisé comme ailier droit ou avant-centre mais rarement meneur de jeu derrière l’attaquant de pointe.

Le prêt de Ndombélé pour remplacer le Brésilien Bruno Guimaraes, transféré en janvier à Newcastle pour 50 millions d’euros, devrait également rendre l’entrejeu plus percutant.

Pour l’heure, Bosz ne se remet pas en cause préférant évoquer “des erreurs individuelles” pour expliquer les buts encaissés à Monaco.

“Cela n’a rien à voir avec le système car le premier but est venu après une rentrée de touche même si l’absence de pression sur l’adversaire peut provenir du système”, a-t-il insisté.

Les bonnes résolutions estivales, à savoir appliquer un pressing haut avec récupération rapide du ballon pour développer un jeu offensif et attractif, n’ont pas résisté à la configuration de l’effectif et se sont évaporées au fil des changements de systèmes et des absences également.

Et en passant du 4-2-3-1 au 3-4-2-1, l’équipe, manquant de caractère, cherche encore son identité de jeu à l’horizon du sprint final.