L1: Louza, Coulibaly, Blas, les hommes du renouveau nantais

L’entraîneur de Nantes, Antoine Kombouaré, lors du match de Ligue 1 à domicile contre Bordeaux, le 8 mai 2021
/ © 2021 AFP

Un géant malien qui retrouve le chemin des filets et deux artistes enfin à leur niveau: Antoine Kombouaré semble enfin avoir trouvé la formule susceptible d’arracher un maintien miraculeux de Nantes, qui joue dimanche à Dijon (21h00).

L’entraîneur nantais lui-même n’en revient pas: au bord du précipice il y a deux semaines, les Canaris marchent sur l’eau, avec une moyenne de trois points et trois buts par match sur leurs trois dernières rencontres, contre 0,85 point et 1 but par match lors des 33 premières journées.

Si toute l’équipe semble avoir relevé la tête, à l’image de Nicolas Pallois, Moses Simon, Randal Kolo Muani ou encore Alban Lafont, impeccable dans son nouveau rôle de capitaine, un trio sort du lot.

Imran Louza, à sa place

Victime de menaces et d’insultes racistes sur les réseaux sociaux début avril, il a porté plainte devant la justice mais aussi répondu sur le terrain avec une énorme activité dans le cœur du jeu, où il est repositionné depuis un mois, en association avec Pedro Chirivella, comme sous Christian Gourcuff.

“Quand je joue à mon poste, ça me permet de plus me montrer, de toucher un peu plus le ballon. Toucher le ballon et faire jouer mes partenaires, c’est ce que j’aime”, explique le milieu de 22 ans issu du centre de formation et révélé la saison dernière.

A Brest (victoire 4-1), il a même été impliqué sur trois buts: Simon a repris sa frappe mal dégagée sur le premier, il a servi Blas sur le deuxième et a conclu le troisième d’un crochet et d’une frappe du gauche. Et s’il a dû laisser à contre-coeur le penalty à Coulibaly, il n’a pas tremblé sur celui contre Bordeaux (victoire 3-0), son 5e de la saison (sur 7 buts).

Kalifa Coulibaly, le point d’ancrage

Porté disparu sous Christian Gourcuff, pari manqué de Raymond Domenech, il est réapparu il y a un mois face à l’OL, se montrant redoutable pour se créer des espaces mais aussi tétanisé à la conclusion (défaite 2-1).

Le grand Malien (1,97m) de 29 ans a cependant gagné en efficacité. A Brest, c’est lui qui a lancé Kolo Muani sur l’action à l’origine du penalty. Et en transformant le tir, il a mis fin à une disette qui remontait à novembre 2019 en championnat.

Le voilà libéré, et libérateur: face à Bordeaux, il a dévié de la tête un ballon pour Blas avant de remonter toute la moitié de terrain à pleine vitesse pour ouvrir le score d’une tête plongeante le centre millimétré du N.10 nantais.

“Il a un rôle important mais quand il joue simple”, explique Kombouaré. “Son rôle à lui c’est d’être un pivot, un point d’ancrage, faire des remises, jouer en deux touches de balle et après se présenter devant le but. S’il fait du Coulibaly que j’aime bien, il va continuer à marquer des buts”.

Ludovic Blas, tout en justesse

La relégation, il a connu avec Guingamp il y a deux ans, et il a bien répété qu’il ne tenait pas à revivre l’expérience.

Irrégulier cette saison comme souvent, le milieu de 23 ans a retrouvé son meilleur niveau ces dernières semaines, avec deux buts et une passe décisive sur les trois derniers matches. Ses neuf réalisations cette saison en font le meilleur buteur nantais.

Souvent à l’origine des actions, il est enfin juste dans ses initiatives et distribue le jeu par des passes millimétrées.

Sans oublier un brin de chance, à l’image de cette frappe puissante à l’entrée de la surface qui a rebondi sur la barre transversale pour le 2e but à Brest. “Je ne me pose pas la question, ça finit au fond, j’ai de la réussite et ça nous sourit enfin”, s’est-il réjoui après le match.