L1: l’OM veut chasser la crise en attendant Milik

L’attaquant polonais de Naples, Arkadiusz Milik, buteur lors de la finale de la Coupe d’Italie 2020 contre la Juventus, le 17 juin
Par Stanislas TOUCHOT / © 2021 AFP

Les résultats sont en berne et l’ambiance tendue à Marseille mais l’OM garde des raisons d’espérer, avec la possible arrivée de l’avant-centre de Naples Arkadiusz Milik et un premier match en retard à disputer mercredi contre Lens (21h00) pour s’accrocher au haut du classement.

La plaisanterie circule depuis le début de semaine à Marseille. Il y a deux détails qui bloquent encore le transfert de Milik: le pourcentage à la revente demandé par Naples et le fait qu’il ait vu le match de samedi contre Nîmes, avec une piteuse défaite 2-1.

Battus par des “Crocos” derniers au coup d’envoi, les Marseillais ont en effet livré un match épouvantable et ont touché un point bas samedi, ce qu’a reconnu lundi le défenseur Leonardo Balerdi, qui sera titulaire contre Lens en l’absence d’Alvaro, suspendu.

“Il y a eu quelques matches pas bons et le dernier était le pire”, a résumé l’Argentin. “On traverse une mauvaise passe, mais on continue à se parler. On cherche un déclic et on va essayer d’être une autre équipe, de montrer une autre attitude”, a-t-il ajouté.

“Ambiance crispée”

Se parler. Le mot d’ordre a été répété sans cesse depuis samedi et il a manifestement été respecté. Des joueurs au coach en passant par le président Jacques-Henri Eyraud, tout le monde a parlé et le ton est souvent monté.

Les résultats sont décevants depuis mi-décembre, la période du mercato n’est pas propice à la sérénité, la situation des joueurs en fin de contrat (Thauvin, Amavi, Germain…) n’arrange rien et un proche du vestiaire marseillais reconnaît une “ambiance crispée”.

“On s’est tous regardés dans le miroir pour faire mieux. C’est frustrant par rapport à notre situation parce qu’on avait la possibilité de rester près du top avec ce match contre Nîmes qui était dans une situation difficile”, a expliqué l’entraîneur André Villas-Boas lundi.

“Il y a eu beaucoup de bons échanges et j’espère que ça va avoir un impact positif. Sur l’état d’esprit en tous cas, je n’ai aucun doute, je pense qu’on l’aura”, a-t-il ajouté.

Car au-delà des défaillances techniques (le penalty raté de Florian Thauvin, l’occasion de Dario Benedetto à bout portant…), le match de samedi a surtout montré un OM sans réaction ni esprit de révolte, un constat inquiétant alors que l’écart avec les équipes de tête commence à se creuser.

“Obligation absolue”

Mais l’OM, sixième à huit points du podium, a donc toujours ces deux fameux jokers, ces deux matches en retard à disputer, mercredi contre Lens et le 18 février face à Nice.

“On a beaucoup fait de mathématiques depuis des semaines, +avec six points on est là…+. Maintenant on espère que ça sera le cas. On a perdu beaucoup de points et on a du monde juste derrière, alors que devant ils sont un peu plus loin”, a reconnu Villas-Boas, qui sait que son équipe n’a gagné qu’un seul de ses six derniers matches en L1 (3-1 contre Montpellier).

“C’est un match très important pour la suite. On a une obligation absolue de gagner pour rester près du top”, a ajouté le technicien portugais, qui assure avoir encore “une bonne connexion” avec un groupe qui “l’écoute encore”.

Face à des Lensois (10e) qui marquent un peu le pas (un point en trois matches depuis la reprise), Villas-Boas devra d’ailleurs impliquer tout son groupe, car il doit gérer les absences simultanées d’Alvaro (suspendu), Jordan Amavi et Bouba Kamara (blessés), Pol Lirola (non-qualifié) et peut-être Steve Mandanda (blessé).

Balerdi, Nagatomo voire Cuisance devraient donc être relancés. Ensuite, il y aura le mercato et, peut-être, le très attendu Milik.