L1: l’OM bat Monaco et grimpe encore

L’attaquant argentin de Marseille, Dario Benedetto, inscrit le second but lors du match de Ligue 1 à domicile contre Monaco, le 12 décembre 2020
/ © 2020 AFP

Et de six ! Marseille a quitté la scène européenne sur une énième défaite mercredi mais il a prouvé samedi qu’il était chez lui en Ligue 1 en battant Monaco 2-1 pour un sixième succès d’affilée qui légitime ses ambitions en championnat.

Même les supporters de l’OM ont fait passer le message avec cette banderole déployée dans le vide du Vélodrome: “Maintenant que le calvaire européen est terminé, place à la Ligue 1. Enfoncez-les”.

Les choses sont désormais claires: pour l’OM, c’est tout pour la L1 et ça fonctionne bien. Cette sixième victoire de suite lui vaut de s’installer provisoirement à la 2e place du classement, à une longueur du Paris SG.

L’équipe d’André Villas-Boas, qui compte en prime deux matches en retard, a systématiquement gagné cette saison après ses matches en Ligue des Champions et a réussi à ne pas laisser ses difficultés européennes parasiter son parcours en championnat.

Le technicien portugais, suspendu samedi, a régulièrement insisté sur l’importance des confrontations directes face à ses rivaux pour les places européennes. Ce succès contre Monaco, même s’il a été acquis au prix d’une fin de match pénible et passée à défendre, le ravira.

Avant de peiner en fin de match, l’OM avait joué avec sa confiance retrouvée des dernières semaines et affiché de nouveaux progrès dans le jeu offensif, malgré l’absence de Payet, lui aussi suspendu.

En Ligue 1, l’OM fait payer aux autres ses frustrations européennes et leur inflige ce qu’il a subi à l’étage du dessus. En championnat, les fameuses “erreurs qui se paient cash”, ce sont les autres qui les commettent et, le samedi au moins, les attaquants impitoyables portent le maillot blanc.

Thauvin sanctionné

Dès la première minute, Monaco a eu une gigantesque occasion, gâchée par Ben Yedder qui a expédié en virage un ballon facile alors qu’il était seul à bout portant face au but vide.

L’OM, lui, a été chirurgical, profitant de deux pertes de balle adverses pour construire deux jolies actions et prendre le large avant même le quart d’heure de jeu.

A la 5e minute, c’est d’abord Thauvin qui a marqué de la tête sur un excellent centre de Benedetto au bout d’un mouvement Nagatomo-Kamara. Sept minutes plus tard, le champion du monde français remboursait l’Argentin avec un nouveau centre parfait, expédié de volée sous la barre de Mannone par “Pipa”, buteur retrouvé depuis trois semaines.

Outre la bonne entente Thauvin-Benedetto, le point commun de ces deux buts aura été la complaisance de la défense monégasque qui, à chaque fois, a rendu à l’OM des ballons simples avant de manquer terriblement d’agressivité.

Marseille maîtrisait alors très tranquillement le match, mais Monaco a tout de même sorti la tête de l’eau dans le dernier quart d’heure de la première période, avec notamment un coup franc très sèchement frappé par Badiashile et brillamment sorti par Mandanda (33e).

Après la pause, les Monégasques ont poussé et fait souffrir l’OM où Sanson, blessé, avait été remplacé par Gueye. Les Provençaux ont été en difficulté sur les côtés, le traditionnel point faible du milieu en losange, et Villas-Boas les a réorganisés en 4-2-3-1.

A l’heure de jeu, sur un nouveau cadeau de l’arrière-garde monégasque, Thauvin aurait pu tuer le match mais il a frappé au-dessus. Il a ensuite relancé la partie en commettant une faute dans sa surface sur Ben Yedder, qui transformait le penalty (2-1, 79e).

Fatigués, les Marseillais ont fini à l’agonie. Mais ils ont tenu et ils se souviennent que, la saison dernière, c’est là, à la fin de l’automne et au début de l’hiver, que l’OM avait enchaîné les résultats positifs et décroché ses rivaux pour aller chercher un billet pour la Ligue des Champions.