L1: Lille, sous pression, se rate et reste sous la menace

L’attaquant sénégalais de Nîmes, Moussa Koné (c), félicité par ses coéquipiers après avoir ouvert le score contre Lille, lors de leur match de L1, le 21 mars 2021 au stade Pierre Mauroy à Villeneuve d’Ascq
/ © 2021 AFP

Le leader sous pression: Lille s’est incliné contre toute attente face au mal-classé Nîmes (2-1) dimanche pour la 30e journée de Ligue 1, restant sous la menace de ses deux dauphins, le Paris SG et Lyon, opposés en soirée.

Alors qu’ils pouvaient mettre la pression sur les Lyonnais et les Parisiens, les Nordistes ont fait tout l’inverse et semblent patiner au pire moment, deux semaines avant d’aller défier le PSG au Parc des Princes.

Battus sur des buts de Moussa Koné (12e) et Renaud Ripart (45e) contre une tête de Xeka (20e), les Dogues vivent une période moins faste: éliminés sèchement de la Coupe de France à Paris mercredi (3-0), ils n’ont en outre gagné que 2 de leur 6 derniers matches de L1.

Nîmes fait de son côté une très belle affaire en bas de tableau et sort de la zone de relégation (18e et barragiste, 29 pts), dans laquelle plonge Nantes (28 pts).

Au stade Pierre-Mauroy, Lille faisait figure d’immense favori mais la rencontre a rapidement mal tourné quand le remuant Koné a ouvert le score (0-1, 12e).

A l’origine de l’action, Zinedine Ferhat a trouvé en profondeur Niclas Eliasson. Au duel, le Suédois a taclé le ballon vers Koné, qui l’a propulsé dans la lucarne d’une frappe en force du pied droit.

Malgré ce contretemps, Lille est resté dans son plan de jeu et sa première vraie occasion a été la bonne. Laissé seul au deuxième poteau sur un corner tiré par Jonathan Bamba, Xeka a piqué une tête sur laquelle le portier Baptiste Reynet n’a pas été impérial (1-1, 20e).

Dans la foulée, un centre de la droite a été raté par Timothy Weah, seul au point de penalty, puis Bamba n’a pas cadré sa tentative enroulée (25e).

Botman sort blessé

Bien en place en phase défensive, Nîmes est sorti du bois juste avant la pause sur une action magnifique: redoublement de passes entre Birger Meling et Ferhat côté gauche et ouverture en profondeur du second vers Ripart, dont l’extérieur du droit piqué a trompé Mike Maignan (1-2, 45e).

Maître du ballon mais pas assez tranchant (71 % de possession à la pause, 8 tirs à 7), Lille, privé de Jonathan Ikoné, forfait au dernier moment pour une blessure à une cheville, a lancé du sang neuf à la pause avec l’entrée de Luiz Araujo à la place de Weah.

Un changement qui n’a pas modifié la physionomie d’un match disputé sur un rythme linéaire, où le Losc, souvent impuissant, s’est heurté à un bloc bas solide. Et sur l’un des rares oublis défensifs gardois, le but marqué par Burak Yilmaz a été refusé pour un léger hors-jeu (57e).

Le défenseur central Sven Botman sorti sur blessure (75e) et les minutes défilant sans que les occasions n’arrivent, Lille est passé à trois derrière pour intensifier la pression. Un changement tactique qui n’a pas modifié les données du problème face à une équipe nîmoise très regroupée.

Le match s’est finalement animé dans les dernières minutes: centre dégagé en catastrophe par Meling (89e), tête piquée trop axiale signée Yilmaz (90e), tir de Ripart détourné par Maignan (90e+1), face à face perdu par Renato Sanches (90e+2) et tête non-cadrée par Yilmaz (90e+4). Le symbole du réveil trop tardif de Lillois maladroits.