L1: Lille-Monaco, tout pour l’attaque !

L’attaquant français de Monaco Wissam Ben Yedder (g.) célèbre son but inscrit contre le Losc, lors du match de L1 entre l’AS Monaco et Lille au stade Louis-II de Monaco, le 21 décembre 2019.
Par Nicolas BLASQUEZ et Christophe BELLEUDI / © 2020 AFP

La confrontation entre Lille et Monaco, dimanche (13h00), s’annonce très ouverte: respectivement troisième et deuxième meilleures attaques de Ligue 1, les deux formations proposent un jeu porté vers l’avant souvent synonyme de spectacle.

. Lille et ses multiples armes

Cette saison au Losc, le danger vient de partout ! Malgré l’enchaînement des matches, les Dogues marquent énormément: avec 22 buts en L1 et 12 en Ligue Europa, les Nordistes capitalisent sur la richesse de leur effectif.

Le Turc Burak Yilmaz, arrivé de dernière minute après le départ imprévu de Loïc Rémy, s’avère être une très bonne pioche. Jeudi contre le Sparta Prague, il a inscrit un doublé et ainsi envoyé le Losc en 16e de finale de la C3. Et en championnat, il est le meilleur buteur lillois avec six réalisations.

Jonathan Bamba réalise aussi un superbe début de saison (4 buts, 5 passes décisives en championnat). Quant à Yusuf Yazici, il a été impressionnant en Ligue Europa (deux triplés) et précieux en L1 (3 buts, 2 passes). Luiz Araujo (3 buts) effectue aussi un solide exercice, mais, blessé, il cèdera sa place à Jonathan Ikoné (2 buts) dimanche. Enfin, l’influence de Jonathan David, qui a enfin marqué, est croissante.

“Pour que l’effectif vive bien, il faut que tous les joueurs jouent. Avec un calendrier aussi chargé, les suspensions, les blessures, il était important d’avoir cette profondeur”, estime l’entraîneur Christophe Galtier.

Contre les Monégasques, qui marquent beaucoup de buts également, Lille ne compte pas changer de visage pour autant.

“Monaco est une très bonne équipe qui a une forme physique de haut niveau. Elle est performante, même agréable à regarder. Mais nous on ne changera pas notre manière d’évoluer”, souligne l’entraîneur lillois. “Il y a toujours des réglages sur chaque match, notamment sur l’organisation défensive, mais il n’y aura pas de modification de système.”

Le Losc, qui a inscrit au moins un but lors de ses 25 derniers matches, misera encore sur l’attaque dimanche: “Pour gagner, il faut jouer et attaquer plus que l’adversaire pour marquer un plus grand nombre de buts”, a martelé Galtier.

. A Monaco, les attaquants marquent enfin

Monaco vient d’enchaîner quatre victoires dont trois à domicile. “A Lille, ce sera un test important”, reconnaît donc Niko Kovac. Mais l’entraîneur apprécie ce qu’il voit actuellement. “On marque sans encaisser beaucoup de buts”, se satisfait-il. “On est sur le bon chemin.”

Sa formation ressemble à ce qu’il souhaite en faire. Elle “joue de façon agressive, avec une grosse intensité”. Mais elle est aussi plus équilibrée depuis la défaite à Lyon (4-1). Le duo Fofana-Tchouameni a solidifié le milieu et, sur le plan offensif, Wissam Ben Yedder est épaulé par un Kevin Volland enfin à son meilleur niveau.

Ces évolutions ont permis au quatuor Martins-Volland-Ben Yedder-Diop de donner le meilleur de lui-même. Après s’être reposé sur les buts de Disasi et Badiashile sur coups de pied arrêtés (2 chacun), Ben Yedder (6 buts, 2 passes décisives), Volland (5 buts, 3 passes), Diop (3 buts), Martins (2 buts, 1 passe) possèdent désormais les meilleurs statistiques offensives du groupe.

“Ils s’entendent très bien”, précise le défenseur Benoît Badiashile. “A l’entraînement, ils travaillent souvent ensemble pour créer ces automatismes. Les combinaisons fonctionnent. Mais le coach fait aussi en sorte d’impliquer tout le monde”.

Pourtant, Jovetic, Pellegri, Geubbels, Onykuru, voire Fabregas ne se contentent que de restes actuellement.

“Chacun a la possibilité de se montrer durant la semaine. Pour l’instant, il n’y a pas de raison de changer ce qui fonctionne. Les autres, du banc, doivent rester concentrés et au top. La concurrence est élevée. C’est la clé pour que chacun et le collectif progresse”, conclut Kovac.