L1: l’heure des retrouvailles entre Genesio et Lyon

L’entraîneur de Rennes Bruno Genesio lors du match de Ligue Europa Conférence contre le NS Mura (Slovénie) le 4 novembre 2021 au Roazhon Park
/ © 2021 AFP

Près de deux ans après avoir été remercié par Lyon, Bruno Genesio, entraîneur de Rennes depuis mars 2021, retrouve dimanche soir son club de coeur, l’Olympique lyonnais, qui l’a vu grandir et auquel il dit devoir beaucoup.

“Forcément, c’est un peu spécial. J’ai débuté à 5 ans dans ce club, j’y ai encore plein de relations. Je n’oublie pas tout ce que ce club, le président Aulas et tous les gens avec qui j’ai travaillé m’ont permis de devenir et de faire dans ma carrière de joueur et d’entraîneur”, a confié vendredi lors d’une conférence de presse ce Lyonnais d’origine, avant la rencontre de dimanche à 20h45.

Bruno Genesio avait quitté l’Olympique lyonnais à l’issue de la saison 2018/2019, sous la pression répétée des ultras.

“Je n’oublie pas mes années lyonnaises, je ne les oublierai jamais. J’ai vécu de très bons moments, on parle souvent des mauvais moments, mais j’ai vécu plus de très bons moments que de mauvais moments. Sportivement et humainement. J’ai digéré, je suis parti en Chine pendant un an et demi. Les opportunités ont fait que je suis parti très loin. Je suis pleinement concerné par le Stade Rennais maintenant, je me sens très bien dans ce club, ce projet, cette ville. Et ce qui m’importe c’est de continuer à avancer avec cette équipe”, a-t-il ajouté.

“On sait où leur faire mal”

“Bruno est professionnellement très costaud. C’est quelqu’un de très honnête, de très apprécié sauf de la part des supporters lyonnais, malheureusement”, regrette Gil Poulet, son ami restaurateur et ex-coéquipier, installé à Meyzieu (Rhône), près du Parc OL.

“Il est sorti du contexte lyonnais”, avançait son ex-capitaine Maxime Gonalons en avril dans Le Télégramme. “Quand vous êtes dans votre maison, c’est toujours plus difficile. Il y a plein d’attentes et puis, à la fin, on ne voit finalement plus que le négatif”.

A son poignet gauche, Genesio porte son lien à l’OL, une montre offerte par Jean-Michel Aulas pour son départ. “Lyon a sans doute le meilleur président de toute l’Europe. Il a fait, depuis 30 ans, Lyon”, a lancé Genesio, qui avait retrouvé son club en 2005, d’abord auprès des jeunes, ensuite comme adjoint de son ami Rémi Garde puis d’Hubert Fournier, avant de prendre en mains l’équipe fanion en décembre 2015.

Face à son ancien club, le technicien rennais qui a conservé une maison dans la banlieue lyonnaise

où vivent également ses parents

-, veut surtout poursuivre la belle série en cours de son nouveau club: neuf matches sans défaite toutes compétitions confondues (7 victoires, 2 nuls).

“On joue une équipe niveau Ligue des champions, on doit rééditer le match contre Paris (2-0, ndlr) ! On peut s’attendre à un match ouvert, peut-être que ça nous conviendra mieux. Lyon est favori parce que l’effectif est bâti pour la Ligue des champions, parce que c’est le deuxième budget de L1. Ils sont supérieurs à nous, ça ne veut pas dire qu’on vient en victimes. On connaît leurs points forts, mais on sait aussi où leur faire mal”, a-t-il ajouté.