L1: les Nantais de Domenech accrochent Rennes 0-0

Le nouvel entraîneur de Nantes, Raymond Domenech, avant le coup d’envoi du match de Ligue 1 face à Rennes, à La Beaujoire, le 6 janvier 2021
/ © 2021 AFP

Les Nantais de Raymond Domenech, qui dirigeait son premier match depuis le fiasco des Bleus en Afrique du Sud en 2010, ont accroché les favoris rennais 0-0 mercredi lors d’un derby breton dans un stade de la Beaujoire triste et froid.

C’est un 9e match sans victoire pour les Nantais, 17es de Ligue 1 même s’ils grignotent un point. Mais c’est aussi une grosse désillusion pour les Rennais, qui restaient sur quatre victoires d’affilée.

Eux qui peinent encore à se rapprocher du podium vont devoir hausser leur niveau de jeu s’ils veulent rivaliser samedi face à Lyon. Et surtout se créer plus d’occasions, a insisté l’entraîneur Julien Stéphan après le match.

Raymond Domenech était pour sa part plus satisfait: “Au bilan comptable, ça ne fait qu’un point, mais je garde l’organisation, la solidité, l’envie de jouer ensemble contre une belle équipe de Rennes (…). On a mis la première pierre, maintenant il faut continuer à améliorer le jeu”.

Arrivé pendant la trêve, Domenech avait prévenu qu’il n’entendait rien révolutionner et dans l’immédiat, il s’est contenté de relancer l’attaquant malien Kalifa Coulibaly, très peu utilisé cette saison, et la charnière Pallois-Girotto instituée par Christian Gourcuff et cassée durant l’intérim de Patrick Collot.

La charnière a tenu bon et Coulibaly, même s’il ne s’est pas beaucoup fait remarquer pendant le match, a failli débloquer le score d’une tête en toute fin de partie.

Immobile à la limite de son carré, l’ancien sélectionneur des Bleus s’est peu exprimé pendant le match.

“Quand l’équipe est bien, cela ne sert à rien. Je ne suis pas un entraîneur qui gesticule, qui crie qui hurle. Je n’ai pas vu de choses importantes à leur dire à ce moment. Et avec le huis clos, l’entraîneur adverse entend tout, mieux vaut parler doucement”, a-t-il expliqué.

Il s’est surtout limité à exprimer son dépit face à quelques gestes ratés. Il y a d’ailleurs eu pas mal de déchet technique, de part et d’autre, d’où une première période bien terne.

Jeu équilibré

Après dix petites minutes où la balle est restée dans les pieds rennais, le jeu s’est équilibré, passant d’un camp à l’autre sans vraiment laisser percer d’occasions sérieuses.

Le seul petit frisson de la première période est venu d’une frappe d’Imran Louza, après une mauvaise relance de Damien Da Silva et un une-deux avec Randal Kolo Muani, détournée par le gardien Romain Salin.

Les Rennais ont accéléré au retour des vestiaires, offrant en particulier deux belles occasions à Benjamin Bourigeaud. Mais il a raté sa première frappe face au but (49e) et la seconde, tirée, de l’entrée de la surface, est passée juste au-dessus du cadre (53e).

Mais les Canaris aussi ont su se montrer dangereux, avec un centre en retrait de Kolo Muani que Bourigeaud a réussi à arracher des pieds de Louza (64e), puis un tir flottant de Sébastien Corchia (67e) et un centre de Kolo Muani pour Ludovic Blas (76e) qui ont obligé Salin à montrer sa détente.

Le gardien rennais, qui a continué à houspiller et encourager ses coéquipiers à longueur de match, n’a cependant pas bougé sur la tête de Coulibaly (81e). Mais la balle est passée juste au-dessus du cadre.

Avec leur star Eduardo Camavinga entré seulement à la 74e minute, les Rennais ont poussé dans les dernières minutes pour tenter de revivre la folie de leur victoire (3-2) l’an dernier au Roazhon Park. Mais dans un stade tristement vide, le score est resté vierge.