L1: Lens a-t-il les armes pour durer ?

Les joueurs de Lens se congratulent après un but contre Lorient, le 13 septembre 2020 au Moustoir
/ © 2020 AFP

Lens détonne en ce début de saison: le promu a disposé du Paris SG à domicile (1-0), avant de confirmer à Lorient trois jours plus tard (3-2). Mais le RCL a-t-il les armes pour durer et vivre une saison sereine ?

Lens, qui reçoit Bordeaux samedi (15h00) pour le compte de la 4e journée de Ligue 1, sort d’une semaine intense et heureuse.

En moins de 72 heures, les Sang et Or ont empoché 6 points. Contre le triple champion de France et à Lorient, un concurrent direct pour le maintien, l’objectif du club artésien.

De quoi occulter en partie les “regrets” de la défaite inaugurale à Nice (2-1). “Nous avions dominé et nous sommes ressortis avec un zéro pointé”, peste auprès de l’AFP l’attaquant Florian Sotoca.

Les Lensois avaient craqué sur un exploit personnel du prometteur Amine Gouiri, puis sur une erreur défensive du défenseur central argentin Facundo Medina. La Ligue 1 ne pardonne pas. Le Racing l’a appris à ses dépens et semble retenir rapidement les leçons.

Contre Paris, le bloc défensif artésien a fermé le moindre espace. A Lorient, mené 1-0 mais dominateur, le promu n’a pas paniqué pour égaliser puis passer devant. Avec en prime un retourné acrobatique somptueux de Medina.

“Le score doit être différent à la fin”, regrette toutefois l’entraîneur Franck Haise qui aurait voulu une victoire plus large. “On a marqué cinq buts depuis le début de saison mais ça pourrait être plus, on se crée énormément d’occasions”, dit-il.

Un manque de réalisme qui apparaît comme un point à améliorer. D’autant plus que samedi (17h00), ses joueurs reçoivent Bordeaux, qui n’a pas encore encaissé le moindre but (une victoire 2-0 contre Angers, deux nuls 0-0 contre Nantes et Lyon).

“Super état d’esprit”

Du reste, les satisfactions sont nombreuses avant cette réception.

Les Sang et Or offrent déjà quelques certitudes en ce début de championnat. Si elles se consolident, elles pourraient mener le Racing sur la voie d’un maintien serein.

L’homogénéité du groupe en est une. “Malgré cinq changements dans le onze face à Lorient, on n’a pas vu la différence avec les rencontres précédentes”, note Florian Sotoca. Remplaçant contre le PSG, il a saisi sa chance chez les Merlus en délivrant deux passes décisives. “Tant que l’on aura cet état d’esprit, je ne me fais pas de souci.”

Pour l’heure, il s’agit d’entretenir une “confiance”, légitime après deux succès de rang, mais qui ne doit pas se transformer en “suffisance”.

“Nous avons abordé les deux matches précédents avec crainte, et c’est grâce à cela qu’on a pu obtenir deux bons résultats. J’espère que l’on aura toujours cette crainte avant les matches”, explique à l’AFP Florian Sotoca.

“On a encore du chemin à faire pour se maintenir”, tempère l’ancien Grenoblois.

Il faudra aussi conserver le même degré d’exigence en match, avec une pression constante et un jeu direct de qualité. “On est bien physiquement, mais c’est aussi en raison de certains repères que les joueurs ont sur le plan de l’organisation et du jeu”, estime Franck Haise.

Etat d’esprit, organisation, pressing et jeu, autant de promesses qui demandent confirmation. Le doute peut surgir à tout moment, alors que la confiance se construit doucement. Lens veut donc surfer le plus longtemps possible sur celle qu’il a déjà emmagasinée.