L1: Le PSG perd deux points, et peut-être le titre, à Rennes

L’attaquant brésilien du Paris Saint-Germain, Neymar, réagit après avoir manqué une occasion contre Rennes, lors de leur match de L1, le 9 mai 2021 au Roazhon Park
Par Emmanuel BARRANGUET / © 2021 AFP

Le Paris Saint-Germain a peut-être abandonné sa couronne en concédant dimanche le nul à Rennes (1-1), laissant trois longueurs de marge à Lille à deux journées de la fin.

Sale semaine pour Mauricio Pochettino et ses joueurs. Chassés de la Ligue des champions par Manchester City mardi (2-0, 2-1 à l’aller), ils voient un autre titre s’éloigner.

Il leur reste à gagner leurs deux derniers matches de championnat, contre Reims et à Brest, et à espérer un faux pas de Lille, contre Saint-Etienne et à Angers, pour combler leur retard et conserver le titre.

Avec sa meilleure différence de buts, le PSG (76 points, +52) a besoin de reprendre trois points aux “Dogues” (79 pts, +40) pour être champion.

Mais le manque de révolte pour inverser son destin après l’égalisation rennaise de Serhou Guirassy (71e) n’est pas un bon signal. Ni le carton rouge reçu par Presnel Kimpembe pour un tacle sur Benjamin Bourigeaud (87e).

Et Paris met un autre trophée en jeu, la Coupe de France, avec une demi-finale à Montpellier mercredi. Le PSG peut encore finir la saison bredouille, hormis le Trophée des champions remporté contre Marseille en début de saison.

Neymar n’a pas forcé son talent

Tout n’est pas encore perdu, mais Paris va mal et a bien mal fêté la prolongation de contrat de Neymar jusqu’en 2025, annoncée la veille.

Le Brésilien a pourtant transformé le penalty (45e+6) donnant l’avantage aux siens, dans un match où il n’a pas assez forcé son talent.

Mais Rennes a obtenu un point mérité par Serhou Guirassy, dont la détente impressionnante sur un corner de Benjamin Bourigeaud a subjugué Abdou Diallo, les deux pieds plantés dans la pelouse.

Rennes (7e) reste toutefois à un point de la 5e place, européenne, et ne profite qu’un peu des défaites de Marseille (5e) et Lens (6e).

Mais ce point contre un demi-finaliste de C1 a de la valeur.

Les coups de rein de Jérémy Doku ont encore fait des ravages, mais le jeune attaquant belge (18 ans) a de nouveau manqué d’un brin de précision au bout de ses tranchantes actions.

Doku partout

Si Paris a tenu le ballon au début, et s’est montré le premier dangereux par Ander Herrera, contré par Alfred Gomis (17e), chaque contre de Rennes a été une menace, souvent allumée par Jérémy Doku.

Le Belge a fait beaucoup de différences.

Un de ses départs en zig-zag à amené la meilleure occasion rennaise de la première période, une frappe puissante de Flavien Tait boxée par Keylor Navas (29e).

Mais Rennes a cédé juste avant la pause, sur un penalty que l’arbitre Ruddy Buquet a mis longtemps à accorder, après un visionnage minutieux de la vidéo. Il a finalement considéré que le pied tendu de Nayef Aguerd que Layvin Kurzawa a sèchement heurté sur une reprise de volée valait penalty (et jaune pour le Marocain).

Aguerd jouait clairement le ballon, mais la chaussette déchirée du latéral parisien montrait la réalité du choc.

Après la pause, Doku a guidé la révolte rennaise. Il a frappé à côté (47e), été contré par Navas (54e), et son énergie positive a galvanisé toute son équipe.

Un autre gamin s’est montré à son avantage côté breton: Lesley Ugochukwu, 17 ans, aligné au milieu en l’absence de Steven Nzonzi et Eduardo Camavinga, suspendus.

Pour sa toute première titularisation, après seulement deux minutes de L1 dans les jambes, contre Dijon (5-1) il y a 15 jours, la nouvelle perle du centre de formation s’est montré à son avantage. Il a même chipé un ballon à Neymar (16e).

Selon le site Rouge Mémoire qui suit de près l’actualité du Stade, il est le premier Rennais de naissance à être titularisé en équipe première depuis 20 ans.

A Paris, les cadres matures ont déçu, Neymar en tête. Le plus en vue a de nouveau été Navas, qui a empêché deux fois Flavien Tait, encore, d’enfoncer encore plus son équipe sur deux frappes superbes (67e, 90e+1).

Oui, car Rennes a eu plus de balles de 2-1 que le PSG. Paris a perdu très gros.