L1: le PSG joue sa der’ au Parc, au jardin de ses ambitions perdues

L’attaquant du Paris-SG, Kylian Mbappé, fête un but lors du match de Ligue 1 à Montpellier, le 12 mai 2021
Par Alexis HONTANG / © 2021 AFP

Le Paris SG joue dimanche (21h00) contre Reims son dernier match à domicile de la saison, dans “son” Parc des princes où il a perdu de sa superbe, et trop de points pour espérer conserver sa couronne.

Avant la 37e journée de Ligue 1, le PSG compte trois points de retard sur le leader Lille, un écart qui lui laisse imaginer le pire.

“Lille ferait un beau champion s’ils sont couronnés”, a admis l’attaquant parisien Kylian Mbappé sur les réseaux sociaux.

Champion ces trois dernières années, le club de la capitale a presque fait une croix sur un quatrième sacre consécutif, après le match nul concédé à Rennes (1-1) dimanche.

Pour espérer un miracle, il faudrait que les Parisiens prennent trois points de plus que les Nordistes sur les deux dernières rencontres.

Un scénario pas saugrenu pour eux: “il faut y aller à 100% dans ce qu’il nous reste à jouer”, a lancé le capitaine Marquinhos.

Parc des désillusions

Avec la finale de la Coupe de France contre Monaco mercredi, Paris peut s’offrir une dernière ligne droite mémorable, ou tout perdre, puisqu’il a été sorti en demi-finales de Ligue des champions par Manchester City.

Mais avant l’ASM, avant Brest le week-end prochain, il y a Reims, dans un stade qui ne lui réussit guère cette saison: le Parc des princes.

Depuis le premier match, perdu (1-0), contre l’OM le 13 septembre, 244 jours se sont passés sans que l’équipe ne retrouve ses repères dans l’enceinte à huis clos.

Pis, avec huit défaites toutes compétitions confondues à domicile, le PSG de Neymar et Mbappé va boucler son pire exercice dans son stade depuis 2006-07, alors terminé à la… 15e place.

C’est presque autant de revers que lors des huit premières saisons de l’ère qatarienne (9) démarrée en 2011.

“Dans le football, on doit apprendre à tourner les pages facilement et c’est vrai que nous avons eu quelques défaites au Parc des princes mais pour pouvoir changer la donne, il faut toujours rester positif”, a assuré l’entraîneur Mauricio Pochettino mi-avril.

“Pas très costaud”

C’était avant de perdre la demi-finale aller de Ligue des champions contre Manchester City (2-1), qui a conduit, la semaine suivante en Angleterre, à l’élimination du club (défaite 2-0 au retour).

La liste de ses gros matches perdus à la Porte de Saint-Cloud fait peur, au vu du pedigree des adversaires: Marseille, Lyon, Lille, Monaco, Manchester United, Bayern Munich et Manchester City.

Mais il y a aussi le relégable Nantes, vainqueur en mars (2-1) de son premier match dans la capitale depuis 2002.

“Il faut que l’on soit sincère avec nous-mêmes, ce n’est pas notre meilleure saison. On n’était pas très costaud”, a admis Marquinhos.

“Les supporters nous manquent beaucoup. Quand j’étais petit, chaque fois que j’entrais dans un stade, j’étais subjugué par l’atmosphère. Tout le monde chantait. Pour moi, c’est ça football”, a ajouté Ander Herrera à PSGTV, en insistant sur la triste ambiance de huis clos, réhaussée au Parc par une bande sonore de chants d’ultras.

“S’il y a bien une chose qui attire notre attention, c’est l’irrégularité que montre notre équipe. Cela se résout seulement avec le temps et le travail”, a analysé Pochettino après la qualification à Montpellier (2-2, 6-5 aux t.a.b.) mercredi en demi-finales de Coupe de France.

“C’est difficile de comprendre pour nous également. Ce sont des choses qui arrivent souvent avec l’enchaînement de nos choix sur le terrain”, a-t-il continué.

Contre Reims, pour ce qui peut être le dernier match à huis clos au vu des dernières annonces gouvernementales, le PSG tient l’occasion de refermer ce chapitre peu glorieux, en espérant que l’herbe redevienne plus verte cet été.