L1: le Paris SG champion d’automne a minima

La joie du milieu de terrain néerlandais du Paris Saint-Germain, Georginio Wijnaldum, après avoir égalisé (1-1) face à Lens, lors de la 17e journée de Ligue 1, le 4 décembre 2021 au Stade Bollaert-Delelis
Par Alexis HONTANG / © 2021 AFP

Sacré champion d’automne de la Ligue 1, le Paris SG a sauvé un point dans les arrêts de jeu à Lens (1-1), samedi, où il a fait étalage de ses difficultés récurrentes dans le jeu, en dépit de Lionel Messi.

Georginio Wijnaldum a sauvé in extremis le PSG d’une deuxième défaite en Championnat, en égalisant de la tête (90e+2) sur un centre de Kylian Mbappé.

Dominés dans le jeu et dans l’envie par des Lensois qui ont touché le poteau pour le 2-0 (69e), les Parisiens n’avaient pour eux que la baraka qui les accompagne depuis le début de la saison.

Comme contre Lille (2-1) ou Lyon (2-1), ils ont frappé en toute fin de match, à l’arrachéun style qui les définit bien, tant ils continuent de décevoir dans le jeu. Le PSG n’a battu aucune autre équipe du top 5 cette saison.

Messi a même obtenu une balle de match (90e+4), mais son coup franc idéalement placé, plein axe à 27 mètres du but, a terminé dans la tribune.

Voir la superstar argentine rater une telle occasion peut laisser quelques regrets, forcément, mais au vu des 94 minutes qui se sont jouées avant, Paris peut s’estimer heureux.

Le capitaine lensois Seko Fofana avait ouvert le score d’un tir lointain, mal capté par Keylor Navas (62e), qui a récompensé les efforts de Lensois généreux, soutenus par un public à l’unisson.

Poteau pour Messi

Le PSG a-t-il progressé ? La question que se posent les observateurs à chaque match a eu une première réponse avant le coup d’envoi.

Les coéquipiers de Marquinhos ont décroché, sans jouer, le titre honorifique de meilleure équipe de la phase aller, suite à la défaite de Marseille contre Brest (2-1).

C’est mieux que l’an dernier puisque, il y an, Lyon les avait devancés au classementune deuxième place prémonitoire pour les Parisiens, qui ont terminé deuxièmes derrière Lille.

Cette fois, le PSG possède une avance de 13 points sur son dauphin marseillais (qui compte un match en moins), qui laisse envisager un dénouement heureux dans cinq mois, c’est-à-dire le dixième titre de champion du club.

Mais quand il s’agit de qualité de jeu, la question du moment reste une patate chaude, restée en suspens après une soirée au pays des friteries.

Une nouvelle fois, Paris a alterné des séquences intéressantesMessi a touché le poteau (18e), Icardi et Di Maria ont été dangereux (37e, 45e+1)avec d’autres plus inquiétantes, notamment durant la première demi-heure.

Peut-être inspirés par la Sainte-Barbe, la fête qui rend hommage aux mineurs de fond, célébrée le jour du match, les Parisiens sont descendus bien bas, sans Kylian Mbappé, remplaçant, ni Neymar, blessé.

Il a fallu plusieurs arrêts déterminants de Navas, face à Jonathan Clauss (25e) ou Cheick Doucouré (30e), pour sauver son équipe du coup de grisou qui s’annonçait.

Poteau pour Lens

Mais à force d’être sollicité, le Costaricien a commis une faute de main sur la frappe de Fofana, une issue cruelle, mais logique au vu du scénario de la rencontre.

Sur l’action du but, Messi était à terre, après un contact. Ses coéquipiers ont réclamé que les Lensois arrêtent le jeu, mais ceux-ci ont poursuivi.

Au moment de l’engagement, des tensions ont émergé entre joueurs des deux camps, Marco Verratti récupérant un carton jaune dans le début de mêlée (64e). L’orgueil piqué au vif, les Parisiens ont essayé de renverser le cours du match.

L’entrée dans la foulée de Mbappé (70e) laissait entrevoir un sursaut des joueurs de la capitale, d’autant que leur meilleur buteur a été dangereux immédiatement (71e), mais le gardien Jean-Louis Leca, très bon, s’est interposé.

Mais Paris n’a pas été meilleur. Coupé en deux, entre ceux qui se jetaient à corps perdu en attaque et les rares qui restaient défendre, le bloc parisien s’est exposé à de nombreux contres lensois.

C’est presque un miracle que les Nordistes n’aient pas inscrit le deuxième but, David Pereira da Costa trouvant le poteau sur sa tentative (69e). Przemyslaw Frankowski (78e) a lui trouvé Navas.

Wijnaldum a eu le dernier mot d’une soirée qui a failli tourner au naufrage. Le navire parisien continue de tanguer, mais il avance.