L1: le Niçois Gouiri prêt pour “son” Derby face aux Verts

L’attaquant niçois Amine Gouiri, lors du match de L1 à domicile contre Bordeaux, le 17 janvier 2021 au stade de l’Allianz Riviera
/ © 2021 AFP

Pur produit de la formation lyonnaise, Amine Gouiri a explosé cette saison bien plus au Sud, à Nice, mais il s’apprête avec les Aiglons à disputer son “Derby” personnel dimanche avec la réception de Saint-Etienne (13h00) lors de la 22e journée de Ligue 1.

Pour les Niçois, le “vrai” derby, celui de la Côte d’Azur, aura lieu mercredi à Monaco. Mais l’opposition face aux Verts dimanche a certainement un écho bien particulier pour Gouiri, natif de Bourgoin-Jallieu, mais Lyonnais depuis ses 13 ans, quand il a intégré le centre de formation de l’OL.

Lors du match aller à Geoffroy-Guichard, l’avant-centre azuréen avait déjà marqué le deuxième des trois buts d’une nette victoire niçoise (3-1) et il espère récidiver dimanche à domicile, pour aider le GYM à enchaîner après un important succès à Lens (1-0) la semaine dernière.

Auteur de déjà 10 buts toutes compétitions confondues (six en L1, plus trois passes décisives, et quatre en cinq matches de Ligue Europa) pour sa toute première saison en tant que titulaire, le jeune (20 ans) Niçois espère surtout confirmer sa valeur malgré les difficultés traversées par son club.

“J’aimerais faire une grosse seconde partie de championnat”, disait-il ainsi au tout début de l’année 2021. Mais dans une équipe azuréenne qui n’a pas souvent tourné rond, l’international Espoirs a fini, parfois, par trop chercher la solution individuelle.

“Le challenge d’Amine est de trouver de la constance. Pour moi, il a l’étoffe d’un grand. Il le démontre en ce moment notamment dans son implication à chaque entraînement”, a tout de même rappelé cette semaine son entraîneur Adrian Ursea, qui pourrait l’associer à Kasper Dolberg, l’habituel titulaire au poste de N.9, qui retrouve tout doucement du rythme.

Affaire d’expérience

“La relation est très bonne avec Amine. C’est un bon gars et un bon footballeur. Il aime le jeu et le voit bien. Il sait dribbler et m’ouvre des espaces”, a expliqué cette semaine l’international danois, à peine plus âgé que son compère (23 ans).

Après l’indispensable bol d’air pris à Lens, Ursea a rappelé que pour s’extirper réellement du ventre mou, Nice (12e) devait désormais “mettre plus d’agressivité offensive”.

A Lens, où Nice a retrouvé des vertus de solidité et de solidarité défensive avec un bloc bas et compact, l’animation collective a en effet été assez chiche et Gouiri, qui s’est dépensé sans compter, a parfois manqué de lucidité et de discernement dans des prises de décision.

Une simple affaire d’expérience selon Patrice Alberganti, ancien attaquant du club, désormais consultant à France Bleu Azur. “Il a une technique très au-dessus de la moyenne. Il crée les un-contre-un et ne les refuse jamais. Il est percutant et fait les efforts défensifs. Même esseulé, il trouve des occasions. La situation niçoise est compliquée, mais il doit juste savoir quand y aller seul, quand s’appuyer sur les autres et ne pas surjouer.”

Au moment de retrouver les Verts (16e), l’ex-Lyonnais croit en tous cas toujours en sa jeune équipe, dans laquelle, il s’est coulé si aisément l’été dernier après son transfert pour un montant de sept millions d’euros. “J’ai confiance en elle. Elle a de grosses qualités à montrer sur la phase retour. On a connu pas mal de blessés mais tout le monde sera bientôt apte”, a-t-il promis.