L1: l’arbitrage français juge le début de saison “positif”, malgré une erreur sur PSG-Angers

Le défenseur de Marseille Matteo Gendouzi réagit à une décision de l’arbitre Benoit Bastien pendant le match de L1 OM-PSG, le 24 octobre au Vélodrome
/ © 2021 AFP

La Direction technique de l’arbitrage français (DTA) a dressé mardi un bilan “plutôt positif” du début de saison en Ligue 1, notamment sur l’usage de l’assistance vidéo (VAR), tout en reconnaissant une erreur lors du match PSG-Angers (2-1), mi-octobre.

“Le bilan est plutôt positif dans l’ensemble. Après la 11e journée, on est sur un ratio de 69% d’erreurs terrain qui ont été corrigées grâce à l’assistance vidéo”, a détaillé l’ancien arbitre international Stéphane Lannoy, désormais directeur technique adjoint, lors d’une rencontre avec plusieurs médias mardi. “C’est un ratio satisfaisant mais qui mérite encore d’être amélioré.”

“Tout n’est pas parfait, nous n’avons jamais vendu l’assistance vidéo comme une solution miracle pour éviter toutes les injustices. Le sport est injustice”, a concédé le patron de la DTA, Pascal Garibian. “En revanche, c’est indéniable, la saison dernière c’est près de 75% de décisions clairement erronées qui ont été corrigées. On est à moins 20% d’erreurs techniques”, a-il fait valoir.

L’arbitrage français s’est félicité des décisions prises notamment lors du classique OM-PSG (0-0) dimanche : deux buts refusés pour hors-jeu et l’exclusion d’Achraf Hakimi pour avoir annihilé une action de but, le tout après recours à la VAR.

Mais la DTA a aussi fait son mea culpa sur l’action ayant mené au penalty accordé au PSG face à Angers.

En fin de rencontre, l’arbitre Bastien Dechepy avait sanctionné une main de l’Angevin Pierrick Capelle et sifflé un penalty, transformé par Kylian Mbappé, alors que l’attaquant parisien Mauro Icardi avait fait faute au départ de l’action sur Romain Thomas. Une décision qui avait provoqué la colère de ce dernier au micro d’Amazon Prime Vidéo.

A l’occasion de cette matinée de dialogue et de pédagogie avec les médias, la DTA a diffusé les échanges entre l’arbitre central et les arbitres assistants vidéo au moment de l’action litigieuse. Trois points à vérifier sont alors énoncés : “potentiel hors-jeu, potentielle faute dans l’axe, potentielle main.”

Or, les vérifications dans le car de la VAR se sont concentrées sur la main de Capelle et sur le “hors-jeu à vérifier de Mbappé au départ de l’action”, mais la faute d’Icardi au départ de l’action a finalement été oubliée. “La faute, le tirage de maillot, n’a pas été travaillée”, a reconnu Stéphane Lannoy.