L1: Laborde, l’ex-Montpelliérain, a changé de statut à Rennes

La joie de l’attaquant rennais Gaëtan Laborde, après son but marqué contre Vitesse Arnhem, lors de leur match de poule de la Ligue Europa Conférence, le 25 novembre 2021 au Roazhon Park
/ © 2022 AFP

Ancien chouchou de la Mosson, Gaëtan Laborde revient pour la première fois vendredi à Montpellier (21h00), à la tête d’une attaque rennaise qui a retrouvé avec lui mordant et panache, à défaut d’une efficacité à toute épreuve.

Pendant trois saisons sous les couleurs de Montpellier, Laborde s’était imposé en attaque, haussant progressivement son niveau de jeu, dans l’animation comme dans la finition, jusqu’à finir la saison dernière à 16 buts et 8 passes décisives.

Alors que Lyon, Séville ou encore le Zenit Saint-Pétersbourg lui faisaient les yeux doux l’été dernier, il a choisi Rennes pour franchir un nouveau pallier, et la greffe a rapidement pris.

Son compteur affiche déjà 17 buts cette saison

12 en Ligue 1 (dont 3 avec Montpellier en août) et 5 en Ligue Europa Conférence

et sa rage de vaincre a gagné l’effectif.

A ses côtés, le sage Martin Terrier s’est ainsi transformé en machine à buts, qui explose ses records en pointant lui aussi à 12 buts en L1, à égalité avec Kylian Mbappé et Jonathan David derrière les 14 unités de Wissam Ben Yedder.

“Je pense que notre complicité se voit. C’est quelqu’un qui parle beaucoup et qui emmène les autres vers le haut”, expliquait Terrier il y a quelques semaines.

“Un gros mental”

L’entraîneur Olivier Dall’Oglio, qui l’a croisé durant l’été à Montpellier, n’est pas surpris par la réussite de ce “garçon au tempérament de compétiteur, qui a toujours envie de progresser à chaque entraînement, qui a une rage de gagner et qui affiche une réflexion dans son jeu”.

“Il a un gros mental. C’est la marque du succès”, insiste-t-il.

Pourtant, Laborde a connu un passage à vide cet hiver, avec une série de 7 matches sans le moindre but entre fin novembre et mi-janvier.

Confronté à des blocs bas rigoureux et à un retour sur terre des milieux rennais après les étincelles de l’automne, il s’est retrouvé avec beaucoup moins d’occasions (30% de frappes en moins).

De plus, il a manqué de réussite, à l’image de ses coéquipiers qui peinent régulièrement ces derniers mois à tuer les matches dans leurs temps forts. Il a même raté son tir au but lors du 16e de finale de Coupe de France perdu à Nancy.

“Ca n’a pas été évident”, a-t-il reconnu en conférence de presse la semaine dernière, en rappelant qu’il avait malgré tout aidé l’équipe par ses courses, son pressing (et 2 passes décisives).

“Ca revient tout seul”

“Un attaquant, c’est aussi fait de cycles. Des fois ça marque, des fois ça marque pas (…) Il faut toujours que je me focalise sur le travail et sur ce que je peux faire de bien pour aider l’équipe. Les buts, ça revient tout seul”, a-t-il ajouté.

C’est revenu lors du carton rennais contre Bordeaux mi-janvier (6-0), et le compteur a encore tourné dimanche contre Troyes (4-1) grâce à un joli geste de l’équipe sur le penalty, le premier de Rennes en L1 cette saison.

Martin Terrier devait le tirer mais il venait de marquer, à la conclusion d’un bijou d’action collective. Le capitaine Hamari Traoré a alors pris l’initiative de confier le ballon à Laborde, qui a transformé d’une panenka.

Impitoyable, Laborde a déjà marqué sous le maillot rennais deux fois contre Bordeaux, son club formateur, et une fois contre Brest, où il avait été prêté en 2014/2015. Montpellier reste le seul de ses anciens clubs encore indemne.

Mais Jonas Omlin, le gardien montpelliérain, se méfie: “Il était déjà dangereux la saison passée, il est désormais contre nous. Ce n’est pas une bonne chose pour nous. Il peut frapper pied gauche, pied droit (…) Il sera important de bien le surveiller”.