L1: Gasset connaît “le contexte” bordelais

Le nouvel entraîneur de Bordeaux, Jean-Louis Gasset, lors de son premier entraînement avec les joueurs, à Saint-Paul-les-Dax, le 10 août 2020
/ © 2020 AFP

“Je sais le contexte, je sais l’état du club, on ne m’a rien caché”, a reconnu le nouvel entraîneur bordelais Jean-Louis Gasset lors de sa présentation devant la presse lundi, de retour en Gironde dix ans après sa première expérience avec Laurent Blanc.

Q: Comment s’est passé votre retour aux Girondins ?

R: “J’ai retrouvé déjà pas mal de personnes que je connaissais dix ans auparavant. Les structures se sont améliorées avec une plaine de travail de très haut niveau. Ensuite, j’ai découvert un effectif que je ne connaissais pas. On a fait une semaine d’observation en stage et malheureusement on n’a pas pu la conclure par un match amical pour voir si le travail avait été bien perçu”.

Q: Lors de différentes interviewes, on parlait de vous dans une sélection. On vous retrouve en club, qu’est ce qui vous a décidé ?

R: “Rien ne s’est passé comme prévu. Quand j’ai arrêté Saint-Étienne, j’étais fatigué, je l’ai dit et je pensais sincèrement que j’allais finir chez moi, à Montpellier dans un rôle sans pression. On était tout à fait d’accord avec Laurent Nicollin et à un moment donné, je n’ai pas eu le bon feeling au moment de signer le contrat. A partir de là, j’ai pris une année sabbatique, j’ai vécu normalement, j’ai voyagé, chose que je n’avais jamais faite hormis avec le football. Et quand vous récupérez physiquement, des opportunités se présentent à vous dans des styles différents et un jour, il y a un club que vous avez entraîné qui vous appelle pour replonger entraîneur. J’ai dit à Frédéric (Longuépée) +aujourd’hui on ne peut parler car il y a un entraîneur en place mais si un jour, tu n’as pas d’entraîneur, c’est une destination qui peut me faire réfléchir+”.

Q: Est-ce que vous avez une enveloppe pour le recrutement ?

R: “C’est Alain Roche (le directeur sportif) qui m’a donné l’enveloppe mais à l’intérieur il y avait juste la clé de ma chambre d’hôtel… Je sais le contexte, je sais l’état du club, Frédéric (Longuépée) ne m’a rien caché. On jouera avec l’effectif actuel mais si on perd un ou deux joueurs, on essaiera de recruter malin, avec des bons coups et avec des clubs amis. Il n’y a pas que Saint-Étienne, j’ai beaucoup d’amis dans le football”.

Q: Depuis une semaine, vous avez pris le pouls de votre groupe. Comment l’avez-vous trouvé ?

R: “Je le trouve un petit peu traumatisé par ces six semaines. Pour avoir fait des réunions collectives ou individuelles avec des joueurs que j’ai connus par ailleurs, il y avait une forme de lassitude d’un feuilleton qui durait. J’ai trouvé des joueurs un peu fatigués mais je leur ai expliqué que le football était bizarre et qu’on était peut-être à l’orée d’une saison extraordinaire. Que personne ne pouvait nous dire ce que l’on allait faire, personne. Si on vous avait dit que Choupo-Moting serait le roi de Paris parce qu’il qualifie le Paris SG pour la demi-finale de la Champions League, vous ne l’auriez pas cru. Il n’y a que le football qui peut faire ça. Je leur ai dit qu’il fallait se concentrer, qu’il fallait travailler, faire plus, avec des ambitions mesurées au départ, c’est-à-dire remettre ce grand club à un endroit un peu meilleur et après faire quelque chose de très bien”.

Q: Sportivement, comment jugez-vous votre effectif ?

R: “L’effectif me paraît bon, après ça dépend des objectifs que vous avez. J’ai l’habitude de regarder les budgets du club et je fais à peu près le classement. Si vous êtes dans la place du budget, vous avez fait votre travail comme il faut. Si vous êtes au-dessus, c’est que vous avez fait une très bonne saison. On va essayer de commencer par là et après on verra”.

Propos recueillis en conférence de presse