L1: entre Rennes et Angers, retrouvailles à tous les niveaux

Le Rennais et ancien Angevin Baptiste Santamaria (g) lors d’un match contre le FC Nantes, le 22 août 2021 au Roazhon Park
Par Fanny CARRIER / © 2021 AFP

L’heure des retrouvailles: le déplacement de Rennes à Angers dimanche (15h00) signera le retour de Baptiste Santamaria au stade Raymond Kopa, mais aussi le premier affrontement entre Bruno Genesio et Gérald Baticle, grands amis depuis leurs années lyonnaises.

Il a été l’un des piliers d’Angers, où Stéphane Moulin l’avait repositionné avec succès en sentinelle, avant de s’envoler l’an dernier pour Fribourg et la Bundesliga.

A 26 ans, avec plus de 280 matches en professionnel dans les jambes, Baptiste Santamaria est revenu la semaine dernière mettre de l’ordre dans le milieu de terrain de Rennes.

En Allemagne, “j’ai appris à m’adapter une autre intensité, à un jeu assez box-to-box. Et au niveau physique, avec des joueurs beaucoup plus grands, ça m’a permis de me renforcer au niveau musculaire”, explique-t-il.

Et s’engager avec Rennes, “c’était l’occasion de rejoindre un très bon club, avec de l’ambition”.

Deux jours après son arrivée, il était déjà tout à son aise sur le terrain, au poste laissé vacant par le retour de prêt de Steven Nzonzi à l’AS Rome, pour le barrage aller de Ligue Europa Conférence contre Rosenborg (2-0).

Outre l’équilibre défensif qu’il apporte, “c’est un joueur qui a beaucoup de volume et qui est aussi capable de ressortir des ballons avec un bon jeu long et des frappes intéressantes”, salue Genesio.

Milieu “100% angevin”

S’il a parfois semblé chercher ses latéraux, souvent très avancés à Rennes, il s’est vite fondu dans ce schéma: “J’aime bien parce que je peux me permettre de les couvrir, parce que je suis un peu plus en retrait. Et ça me donne davantage de solutions pour jouer sur les côtés”.

Avec simplicité, il s’est déjà imposé comme un élément essentiel de l’équilibre rennais, autant par son importance sur le plan tactique que par son expérience et son leadership au sein d’un effectif particulièrement jeune.

Et dans le coeur du jeu, il a retrouvé ses automatismes avec Flavien Tait, son ancien acolyte à Angers arrivé à Rennes en 2019.

“Ça fait un milieu de terrain 100% angevin”, s’amuse Vincent Manceau, défenseur angevin fidèle au poste depuis 2008. “Ca va être un régal de pouvoir les voir… mais après le match et notre victoire”.

“Envie de bien faire”

Même son de cloche du côté des entraîneurs. Les deux amis ont travaillé ensemble à divers titres pendant près de 10 ans à Lyon et sont encore partis en vacances ensemble en juin, mais ils n’ont pas l’intention de se faire de cadeaux.

Cette semaine, ils se sont un peu chambrés par messages écrits, mais comme lors de la semaine qui a précédé le déplacement de Lyon à Angers, “plus je m’approche du match, plus je m’éloigne de ce côté amical avec Bruno”, a prévenu Baticle.

“A un moment donné, notre passion et notre envie de bien faire prend le dessus sur le reste”, a assuré le nouvel entraîneur angevin, qui a endossé avec brio ses nouveaux habits de N.1.

Angers n’a fait qu’une bouchée d’un OL mal en point il y a deux semaines (3-0) et pointe à la 2e place du classement de Ligue 1, avec deux points d’avance sur Rennes.

Genesio sait à quoi s’en tenir avec son ancien adjoint: “Je ne suis pas du tout surpris par son approche. Son expérience à Lyon lui a donné ce panache (…), cette philosophie de jouer les matches avec l’envie de marquer des buts, de mettre du rythme, de prendre des risques. Même si ses racines auxerroises font qu’il a encore cette faculté à bien se regrouper et à bien défendre”.