L1: encore 5.000 supporters à Rennes, juste avant le couvre-feu

Des supporters rennais au Roazhon Park à Rennes le 20 octobre 2020.
/ © 2020 AFP

Juste avant l’entrée en vigueur du couvre-feu et malgré les images d’ultras agglutinés derrière le but mardi en Ligue des champions, le Stade rennais a annoncé vendredi que la jauge restait à 5.000 personnes pour son match contre Angers à 21H00.

Si l’ouest de la Bretagne reste encore relativement épargné par la deuxième vague de Covid-19

Lorient et Brest pourront chacun compter sur 5.000 supporters ce weekend

-, Rennes et l’Ille-et-Vilaine font partie des nouvelles zones passant sous couvre-feu, mais seulement à partir de vendredi à minuit.

Au coup de sifflet final, les supporters rennais auront donc une heure pour rentrer chez eux, sous peine d’une amende de 135 euros. Et ensuite, les matches se dérouleront en petit comité, “jusqu’à nouvel ordre”, a prévenu le club.

Cependant, les mesures de distanciation ont été accrues à l’intérieur du stade, après la polémique sur la manière dont certains ultras, pas toujours masqués, ont célébré le penalty transformé contre Krasnodar mardi, lors du premier match de Ligue des champions de l’histoire du club breton (1-1).

Les billets des ultras ont été modifiés pour imposer un écart de quatre sièges entre chacun. Et les distances ont aussi été augmentées en tribune de presse.

“Nous avons demandé de répartir ces 5.000 spectateurs dans 4 tribunes”, a déclaré la préfète de la région Bretagne Michèle Kirry, lors d’une conférence de presse, en rappelant que le stade avait une capacité de près de 30.000 places.

“Est-ce bien raisonnable? L’arrêté (de couvre-feu, ndlr) n’entre en vigueur qu’à minuit ce soir (…) C’est très compliqué d’annuler le jour même des choses qui sont engagées (…) Ce qui serait déraisonnable, c’est de placer les spectateurs dans une même tribune”, a-t-elle ajouté en réponse à une question.

Le taux d’incidence du Covid-19 à Rennes métropole est de 183 cas pour 100.000 habitants et de 132 cas pour 100.000 habitants au niveau régional, selon l’Agence régionale de santé de Bretagne.