L1: Dolberg, le retour après le diagnostic

Kasper Dolberg à l’entraînement avec la sélection danoise le octobre 2021 à Elsinore au Danemark
/ © 2021 AFP

Kasper Dolberg avait assuré en annonçant il y a dix jours souffrir de diabète, que ça ne devrait avoir “aucun effet négatif” sur sa carrière. L’avant-centre de Nice s’apprête à le prouver avec une possible titularisation dimanche à Clermont en Ligue 1.

“Il est fort probable que Kasper débute à Clermont. Il est prêt et disponible”, a annoncé vendredi son entraîneur Christophe Galtier à propos du Danois.

Le 8 novembre, Dolberg avait pourtant surpris en révélant sur Instagram avoir découvert à l’issue d’une série de tests médicaux qu’il était atteint d’un diabète de type 1, l’un des trois grands types de la maladie.

“Bien entendu, c’est une surprise pour moi et je suis honnêtement soulagé de savoir enfin pourquoi je ne me sentais pas bien ces deux dernières semaines. Aussi, je suis extrêmement heureux que les docteurs aient pu me confirmer qu’avec le bon traitement, cela n’aurait aucun effet négatif sur ma carrière footballistique”, avait alors expliqué l’attaquant des Aiglons.

La suite a été planifiée en accord avec le staff de la sélection danoise et Dolberg a été dispensé de matches internationaux pour apprendre à gérer sa maladie et le traitement qui l’accompagne.

Comme des dizaines de millions de personnes dans le monde, Dolberg doit en effet désormais contrôler de façon constante sa glycémie, c’est-à-dire la concentration de glucose dans le sang, et la réguler par des injections d’insuline.

“Kasper a travaillé énormément pendant la trêve. Il en avait besoin physiquement, ainsi que pour digérer et intégrer son problème de diabète et son traitement. Il lui a fallu un peu de temps pour accepter. Maintenant, il est bien réglé. Il a le sourire et est bien dans sa tête”, a assuré Galtier vendredi.

Tout sauf des vacances

Si le traitement de Dolberg a été établi chez lui, au Danemark, le jeune attaquant de l’OGCN est bien sûr accompagné par le staff médical du club, qui reste en liaison avec des diabétologues français et danois.

L’affection n’est pas incompatible avec le sport de haut niveau, qui impose déjà une connaissance de son corps et de sa gestion, ainsi que de la nutrition. L’activité physique fait d’ailleurs partie du traitement élaboré au cas par cas pour tous les patients.

Comme d’autres sportifs de haut niveau, passés (le nageur américain Gary Hall, le rameur britannique Steve Redgrave) ou actuels (le défenseur espagnol du Real Madrid Nacho), Dolberg doit simplement apprendre à gérer ses doses d’insuline, à les ajuster à son quotidien de footballeur professionnel et à adapter son alimentation.

Et s’il a pris un coup sur la tête à l’énoncé du diagnostic, le Danois a vite réagi, comme il en a témoigné sur Instagram: “Je me suis entraîné toute la semaine, et je me sens déjà beaucoup mieux”, a-t-il affirmé.

L’impression a été confirmée par le jeune défenseur autrichien Flavius Daniliuc, un de ses proches dans le groupe, qui remplacera dimanche le capitaine Dante, suspendu. “J’étais avec lui quand il a appris être diabétique. Il a vite été en état de travailler dur. Il est sur le bon chemin”, a-t-il dit.

Après un début de saison compliqué par une préparation estivale tronquée par l’Euro et une série de petits bobos, Galtier attend de toutes façons beaucoup de son attaquant, qui n’a pu participer qu’à cinq rencontres de L1 (3 buts).

L’entraîneur niçois n’a d’ailleurs rien changé au programme de rattrapage qu’il lui avait concocté pour la trêve internationale: “Je l’avais prévenu alors que ce serait tout sauf des vacances”.