L1: derby d’équipes retrouvées entre Nîmes et Montpellier

La joie des Nîmois après un but marqué contre Nantes, lors de leur match de L1, le 28 février 2021 au stade des Costières
/ © 2021 AFP

Les objectifs divergent, mais la forme est la même: si Nîmes se bat pour ne pas descendre et Montpellier pour garder contact avec le top 5, les deux vieux rivaux sont sur une dynamique positive avant le derby de dimanche (13h00), au stade des Costières.

. Nîmes a repris vie

L’envie et le contenu. Interrogé lors de sa prise de fonctions début février sur les raisons d’espérer encore, Pascal Plancque avait quelques éléments en tête. “Les joueurs sont à fond dans le projet et l’ont verbalisé. Il y a aussi eu des matches porteurs d’espoir”, avait-il répondu.

Cinq semaines et six matches plus tard, Nîmes est toujours en vie. Mieux, Nîmes a retrouvé goût à la vie, grâce notamment à l’entraîneur, qui a amené dans le vestiaire son expérience du haut niveau acquise en tant qu’adjoint de Claude Puel, à Lille, Southampton et Leicester.

Il a aussi apporté plus de maturité, de certitudes et de stabilité dans le jeu, en conservant un système en 4-1-4-1. “Je ne suis pas là pour tout révolutionner, a-t-il prévenu. Mais j’ai choisi d’affronter la situation, de chercher à redonner un élan, des sourires et de la vie.”

En parallèle, l’infirmerie s’est vidée et les “Crocos” ont retrouvé des éléments importants comme le récupérateur Andrés Cubas ou le latéral Birger Meling.

Avec une série de trois succès consécutifs et un bilan de 10 points pris sur cinq matches, les Gardois (18e, 25 pts) ont changé de rythme, de quoi passer le devant relégable Nantes (24 pts), avant la 29e journée. Mais Plancque est encore loin d’avoir sauvé Nîmes.

“On y croit très fort, mais je ne veux pas être mis en avant, j’ai passé l’âge. Et puis tout reste fragile, on pourrait être à la place de Dijon (dernier), nos trois succès ont été acquis dans la douleur”, assure-t-il tout en humilité.

. Montpellier de nouveau solide

Montpellier de son côté alterne les cycles vertueux et dépressifs depuis le début de saison. Après un long passage à vide au début de l’hiver, il s’est remis dans le sens de la marche, avec 8 rencontres sans défaite depuis début février.

Retour en forme de certaines individualités, fin du mercato et surtout renouveau de la défense, longtemps pointée du doigt, ont ramené l’équipe de Michel Der Zakarian dans la première moitié de la L1 et la course à la 5e place.

En stabilisant son arrière-garde autour d’un gardien, Jonas Omlin, enfin efficace et d’une organisation mieux définie (4-3-3), “Der Zak” a retrouvé une équipe plus solide.

“Cela marche plutôt bien avec une défense à quatre. On arrive à être performant sur le plan offensif et défensif, ce qui nous manquait en début de saison. On est meilleurs, on gère mieux les matches”, assure le vice-capitaine et buteur Andy Delort, de retour contre Nîmes après un mois d’absence.

Outre le retour du vétéran Vitorino Hilton, Montpellier peut donc compter sur Omlin. Six mois après son arrivée, le nouvel international suisse (une sélection) a trouvé ses repères et est enfin décisif. “On est heureux pour Jonas, parce qu’il a retrouvé une très bonne forme”, notait récemment Der Zakarian.

Devant aussi, il y a du mieux. Gaëtan Laborde, auteur d’une première moitié de saison remarquable, s’était perdu au mois de janvier, celui du mercato, sous l’effet de diverses sollicitations. Le marché est désormais clos et Laborde est à nouveau entreprenant.

Le coach a aussi récupéré son influent stratège Teji Savanier, privé de cinq matches en raison d’une blessure à la cuisse puis du Covid-19. “Beaucoup de joueurs sont revenus à un niveau de jeu intéressant”, a déclaré Der Zakarian cette semaine, en pensant à Savanier mais aussi à l’attaquant anglais Stephy Mavididi, auteur de trois buts lors des trois derniers matches.