L1: De Pastore à Ramos, ces recrutements qui ont changé la face de Paris

Javier Pastore fraîchement recruté par le PSG est officiellement présenté par Leonardo, le directeur sportif du club, au Parc des Princes, le 8 août 2011
Par Bruno KALOUAZ / © 2021 AFP

Du pionnier Pastore au roc Ramos en passant par le roi Ibrahimovic, le Paris Saint-Germain version QSI a recruté une multitude de stars, dans sa quête de la Ligue des champions.

Pastore, le pionnier

A jamais le premier. Débarqué à l’été 2011 pour 43 millions d’euros, une somme record à l’époque en Ligue 1, Javier Pastore est la première figure de proue du projet de Qatar Sports Investments (QSI). Le meneur argentin ambidextre de 22 ans, présenté à son arrivée comme une future star mondiale, montre rapidement l’étendue de son talent. Premier joueur à faire frissonner le Parc des Princes depuis Ronaldinho grâce à ses gestes techniques imprévisibles, du sombrero au petit pont qu’il maîtrise à la perfection, El Flaco (Le maigre) se fait rapidement une place dans le coeur des supporters parisiens, à défaut d’être indiscutable sur le terrain. Parfois capable du meilleur, souvent du pire, Pastore, branché sur courant alternatif, a été un joueur séduisant dont les étincelles ont néanmoins été insuffisantes pour faire briller Paris en C1.

Zlatan, roi de Paris, empereur de L1

Autoproclamée légende de Paris lors de son départ à l’été 2016, Zlatan Ibrahimovic était aussi spectaculaire sur un terrain qu’imprévisible en conférence de presse. Jamais avare de déclarations fracassantes comme de gestes techniques sensationnels, le géant suédois n’aura laissé personne indifférent lors de son passage (2012-2016). En l’arrachant à l’AC Milan, le PSG ne s’offre pas seulement un attaquant de classe mondiale, mais aussi une marque, vitrine médiatique de la L1. Cependant, cette machine à buts (156 en 180 matches) qui a mis la Ligue 1 à ses pieds n’a pas réussi à conquérir l’Europe.

Beckham, la multinationale

Si “Ibra” a fait passer un cap sportif aux Rouge et Noir, la mission de David Beckham est toute autre. En arrivant au PSG en janvier 2013 pour une pige de six mois, l’Anglais de 38 ans doit faire entrer le club de la capitale dans une autre dimension. Avec l’Anglais, icône publicitaire globale, le PSG s’offre un pouvoir d’attraction énorme, tant sur le plan économique que sportif. Sa présence consolide l’image du PSG à l’international, l’aide à conquérir les marchés asiatiques et américains, notamment pour les droits télévisés et permet d’attirer d’autres grands joueurs. Une opération de communication “gagnante-gagnante” avec un joueur en pré-retraite devenu ambassadeur officieux du projet QSI et de cette nouvelle “marque PSG”.

Neymar / Mbappé, un été de rêve

Un été 2017 hors du commun, avec plus de 400 millions d’euros dépensés pour deux joueurs. Le prix à payer pour arracher au FC Barcelone Neymar (222 M) et s’offrir Mbappé (180 M), annoncé comme le futur patron du football français après une saison éclatante à Monaco. Les deux compères d’attaque, promis à court ou moyen terme au Ballon d’or, deviennent vite complices sur le terrain. Emmené par son duo de feu, Paris s’est définitivement installé dans le gratin européen et a touché du doigt son rêve, avec en point d’orgue cette campagne 2019-2020 de C1, conclue par une défaite 1-0 en finale face au Bayern.

Ramos, la rage de vaincre

Pour solidifier l’édifice défensif du PSG, souvent en difficulté lors des matches à enjeu, qui de mieux qu’un roc au palmarès hors norme, dont quatres titres en C1 ? Avec Sergio Ramos, poussé vers la sortie au Real Madrid, Paris s’offre une expérience cruciale dans les matches couperets. Problème, le rugueux défenseur central espagnol de 35 ans n’a pas encore disputé la moindre minute avec le PSG, la faute à une blessure au mollet gauche. Si le club parisien s’est offert un joueur à l’aura mondiale, il va falloir que son corps le laisse tranquille.