L1: dans un stade en fusion, Lens arrache le nul face à Saint-Etienne

Les supporters lensois encouragent leur équipe, lors de son match de L1 à domicile face à Saint-Etienne, le 15 août 2021 au Stade Bollaert-Delelis
Par Nicolas BLASQUEZ / © 2021 AFP

Dans un stade Bollaert-Delelis en fusion pour le retour des fans, le RC Lens a arraché le nul (2-2) face à Saint-Etienne après avoir été mené deux fois, dimanche pour la deuxième journée de L1.

Cela faisait plus de 10 ans que le chaudron des Sang et Or n’avait pas été si copieusement garni pour un match de Première division et les plus de 35.000 supporters lensois ont fait honneur à leur réputation.

Malgré le premier but stéphanois de Wahbi Khazri après seulement quelques secondes de jeu et le second signé Denis Bouanga au retour des vestiaires (52e), les fans artésiens n’ont jamais cessé de pousser leur équipe dans une ambiance fantastique. Le stade a rugi lors des égalisations d’Ignatus Ganago (36e) et Seko Fofana (78e) et a rendu un vibrant hommage à ses héros en fin de rencontre.

Très enthousiastes, les joueurs de Franck Haise ont parfois manqué de justesse technique et laissé trop d’espaces à des Verts disciplinés, qui ont profité de ces largesses défensives mais qui ont fini par craquer à l’entrée du dernier quart d’heure.

Les deux équipes ont enregistré leur deuxième nul de la saison et figurent dans le milieu du classement du championnat après deux journées.

A l’image du rival lillois samedi face à Nice (0-4), le RCL a aussi concédé un but dès la première minute de jeu. Mais en marquant au bout de seulement 19 secondes d’une frappe croisée du pied gauche, Khazri a fait mieux que Dolberg, à qui il en avait fallu 55 pour ouvrir le score. Le Stéphanois a inscrit le but le plus rapide en L1 depuis celui du Bordelais Valentin Vada face à Toulouse le 21 janvier 2017 (14 secondes).

Fofana fait lever le stade

Mais à l’inverse du Losc, qui a sombré après ce but précoce, les Sang et Or ont tout de suite relevé la tête, portés par leur incroyable public qui n’a même pas été refroidi par l’entame ratée de ses héros.

Ainsi, Ganago a réalisé un retourné acrobatique (3e) et Gaël Kakuta a tenté sa chance de loin (4e), mais ils n’ont pas réussi à cadrer leurs tentatives. Puis Seko Fofana a été gêné in extremis par Timothée Kolodziejczak et Saïdou Sow alors qu’il s’apprêtait à frapper dans la surface de réparation (26e), tandis que Florian Sotoca a envoyé sa reprise de volée à côté (32e).

Logiquement, les Lensois sont parvenus à égaliser par Ganago, qui a placé une jolie tête décroisée sur un centre de Jonathan Clauss (1-1, 36e) et a fait vibrer de plaisir le stade Bollaert-Delelis.

Au retour des vestiaires, les Verts ont repris l’avantage grâce à Bouanga: servi dans la surface par Kolodziejczak, l’attaquant a éliminé Christopher Wooh et transpercé Jean-Louis Leca de près (1-2, 52e).

Malgré une frappe de Kakuta repoussée par Etienne Green (60e), les Artésiens, moins tranchants après le repos, ont peiné à se montrer dangereux malgré les bruyants encouragements de leurs fans.

Et c’est quand ils semblaient sans solution face à des Stéphanois bien en place que les Lensois ont pourtant réussi à égaliser une seconde fois: Przemyslaw Frankowski, la recrue polonaise qui venait de rentrer, a servi en retrait Fofana, dont la frappe en pivot a fait se lever tout le stade (2-2, 78e).

Les Sang et Or ont poussé jusqu’au bout mais Green est resté vigilant en repoussant les deux derniers tirs de Fofana (90e+1) et Cheikh Doucouré (90e+3).