L1: d’Angers à Bordeaux, le baromètre du maintien à dix journées de la fin

La spirale des résultats négatifs continue pour le SCO Angers du coach Gérald Baticle battu à Rennes au Roazhon Park le 6 mars 2022
/ © 2022 AFP

D’Angers (14e, 29 pts) à Bordeaux (20e, 22 pts), sept clubs bataillent pour le maintien à dix journées de la fin de saison de Ligue 1. Si Saint-Etienne et Troyes ont repris confiance, Clermont, Lorient et Metz n’ont pas dit leur dernier mot.

Dynamique: favorable pour l’ASSE et Troyes

Après un mercato réussi, les Verts sont dans une bonne dynamique: l’ASSE a gagné ses confrontations directes à Angers (1-0), Clermont (2-1) ou contre Metz (1-0) et reste sur 14 points pris en sept matches.

“On est prêt à se battre jusqu’au bout”, lance Pascal Dupraz, entraîneur d’une équipe désormais barragiste.

En trois semaines, Troyes (15e, 28 pts) a également inversé la tendance. Le climat est apaisé à l’Estac: “C’est une série positive qui doit durer le plus longtemps possible”, insiste l’attaquant Renaud Ripart.

A l’opposé, la lanterne rouge bordelaise, battue chez elle par les Troyens (2-0), est en chute libre. Ses attaquants Hwang Ui-Jo et Alberth Elis ne parviennent plus à faire de différences et la défense, malgré les renforts du mercato, pêche toujours une à deux fois (de trop) par match.

Angers a certes encore un peu de marge mais sa dynamique est également catastrophique: le SCO reste sur une série de sept défaites consécutives, du jamais vu dans son histoire, et a souffert d’un manque de réussite et de plusieurs bourdes de son gardien Danijel Petkovic.

Tout autant en difficulté, Metz (19e, 23 pts) est confronté à un gros problème, son attaque, avec seulement deux buts inscrits depuis le début de l’année 2022, et une seule victoire…

Enfin, à Lorient (17e, 27 pts) comme à Clermont (16e, 28 pts), les résultats sont inégaux et la dynamique incertaine.

Vécu: avantage Metz et Saint-Etienne

A Metz, l’entraîneur Frédéric Antonetti est connu pour avoir récupéré des équipes mal classées et les avoir sauvées, mais il est encore suspendu de banc pour quatre journées après une altercation avec des dirigeants lillois.

Autre pompier de service très connu pour ses missions maintien, à Evian-Thonon ou à Toulouse, Pascal Dupraz semble en passe de redresser les Stéphanois. “Il y a un groupe qui répond à nos attentes. C’est gratifiant”, a-t-il estimé.

Côté lorientais, le “sorcier” Christophe Pélissier, spécialiste des montées, est aussi aguerri dans la course au maintien. Jamais une équipe sous ses ordres n’a encore été reléguée. “On est sur la bonne ligne de conduite pour une équipe qui veut se maintenir”, a-t-il pointé.

L’habitude de la lutte pour le maintien est certes connue à Angers, mais l’entraîneur Gérald Baticle vit sa première saison à la tête d’une équipe pro et manque d’expérience… C’est aussi le cas à Troyes, où Bruno Irles fait ses premiers pas en Ligue 1 et n’a donc jamais connu un sprint final dans l’élite.

Les Girondins de Bordeaux sont dans la même situation: ils possèdent trop peu d’éléments qui ont déjà vécu ces luttes pour le maintien et, avec beaucoup de joueurs venus en prêt, ne paraissent guère conditionnés pour cette mission sauvetage. L’entraîneur David Guion, promu avec Reims en 2018, n’a jamais connu non plus la lutte pour le maintien en terminant très honorablement (8e, 6e, 14e) en Champagne.

Quant à Clermont, le promu découvre l’élite, comme son entraîneur Pascal Gastien, et son jeu offensif et généreux lui a déjà coûté cher des matches décisifs…

Calendrier: Angers mal loti, Bordeaux plus épargné

Sur les dix dernières journées, Angers n’est pas très bien loti, avec encore plusieurs “gros” à son calendrier (Lyon, Lille, Nantes, Paris, Monaco) pour seulement trois concurrents directs (Clermont fin avril, Bordeaux et Metz en mai).

Lorient se prépare à un passage difficile avec la réception de Strasbourg dimanche et un déplacement à Paris après la trêve, mais aussi Rennes et Marseille à l’agenda. Les Merlus ont aussi quatre concurrents directs encore à leur programme.

Quatre adversaires directs sont aussi au menu de Metz, qui doit aussi affronter le Paris SG, mais lors de la dernière journée, quand Paris sera sans doute sacré champion de longue date.

Troyes a aussi la “chance” d’affronter Paris en fin de Championnat (36e journée), mais aussi d’autres prétendants européens (Monaco, Strasbourg, Lille, Nice).

Bordeaux est un peu plus épargné, avec seulement Lyon, Lille et Nice comme cadors sur sa route.

Enfin, Saint-Etienne défiera trois prétendants au podium (OM, Rennes, Nice) et Clermont cinq équipes de milieu de tableau contre qui il faudra engranger des points.

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