L1: Comment Kombouaré a requinqué l’attaque nantaise

L’entraîneur des Canaris, Antoine Kombouaré, durant un match de Ligue 1 face à Lyon au stade de La Beaujoire à Nantes, le 27 août 2021
Par Fanny CARRIER / © 2021 AFP

Il y a eu des jours sans, quelques matches frustrants aussi, mais l’entraîneur Antoine Kombouaré a su redonner du souffle et de l’envie à l’attaque de Nantes, qui tentera d’en tirer à nouveau parti dimanche à Bordeaux (15h00).

Avant l’arrivée du technicien kanak en février, les Canaris avaient marqué 22 buts et engrangé 19 points en 24 journées de Ligue 1. Depuis, ils sont à 38 buts et 34 points en 23 matches de L1 (14 l’an dernier, 9 cette saison), avec un effectif quasi-inchangé.

Révélation de la saison dernière, Randal Kolo Muani continue d’affoler les défenses adverses, même s’il n’a encore inscrit que deux buts cette saison.

“Il élimine, il provoque, il fait des différences. Il doit être plus tueur mais c’est déjà très bien”, salue Kombouaré, soulagé de ne pas l’avoir vu s’envoler pour l’Allemagne dès cet été.

“Il a tout, il est grand, il va vite, avec une bonne protection de balle (…). Sur les qualités intrinsèques, je le mets dans le top 5 des attaquants de L1”, a salué le défenseur angevin Romain Thomas après le 4-1 infligé par Nantes en septembre.

Simon en mode fusée

Surtout, Kombouaré a su remettre Moses Simon sur orbite. Brillant à son arrivée à Nantes (9 buts et 8 passes décisives en 2019/2020), l’ailier nigérian s’était éteint l’an dernier.

Mais il s’est relevé en fin de saison dernière (4 buts et 5 passes décisives en 13 matches) et s’est hissé dès le début de la saison en tête du classement des passeurs, avec déjà 5 caviars à son actif.

“Tu le mets sur un côté et tu as une fusée”, résume Kombouaré, admiratif de ses coups d’accélération à répétition. Tout en rappelant: “c’est une histoire de confiance. Il est heureux dans la vie, donc il l’exprime sur le terrain”.

Kombouaré a fait le choix du jeu et clairement tourné son équipe vers l’avant. Pour cela, il peut compter sur Ludovic Blas, autre atout donné potentiellement partant mais finalement resté dans sa main.

Désigné comme tireur de penalty depuis le départ d’Imran Louza, le milieu offensif tourne déjà à 5 buts, dont trois dans le cours du jeu.

L’entraîneur kanak a aussi eu la bonne idée de miser sur Pedro Chirivella, plutôt discret et délaissé depuis son arrivée l’été dernier de Liverpool.

Désormais fermement installé dans le cœur du jeu, le milieu espagnol quadrille infatigablement le terrain et se montre redoutable dans le pressing comme dans la relance.

“S’il est important dans l’équilibre de l’équipe, c’est aussi notre premier relanceur, celui qui est capable de remonter le jeu ou de le renverser”, salue l’entraîneur.

Fulgurances et confiance

Malgré ces progrès indéniables, les Canaris continuent d’avoir des mauvais jours. Comme ces deux défaites frustrantes contre Lyon (1-0 malgré 18 tirs dont 5 cadrés) et Nice (2-0 malgré 19 tirs dont 7 cadrés).

Mais ils ont su redevenir dangereux sur coups de pied arrêté. Dès la première journée, une tête de Jean-Charles Castelleto sur un corner de Moses Simon a ramené un point précieux de Monaco (1-1). A Angers, c’est Girotto qui avait ouvert la marque de la même manière dès la 3e minute (4-1).

Et alors que les Canaris balbutiaient leur football il y a 10 jours contre Troyes, une nouvelle tête de Girotto, sur un corner de Wylan Cyprien, les a mis sur le bon chemin (2-0).

“Il n’y a pas grand-chose qui nous réussissait la saison passée, il faut bien que ça tourne un peu”, a plaisanté le latéral Dennis Appiah après ce match. “On les tire mieux, on est plus présent, on y croit peut-être un peu plus”.