L1: Cherki et Lyon préparent l’avenir

L’attaquant français de Lyon, Rayan Cherki, fête un but lors du 32e de finale de la Coupe de France contre Ajaccio, à Décines-Charpieu, le 9 février 2021
Par Francois-Jean TIXIER / © 2021 AFP

Buteur à Monaco puis passeur contre Lorient, Rayan Cherki, 17 ans, incarne l’avenir de l’Olympique lyonnais qui veut continuer à intégrer d’autres jeunes la saison prochaine, sans pour autant renoncer aujourd’hui au podium, son objectif N.1.

L’attaquant de 17 ans a besoin de confirmer dimanche (21h00) face à Nîmes (19e), qui doit gagner pour garder une chance de se maintenir, à deux journées de la fin. Pour l’OL, quatrième avec un point de retard sur Monaco (3e), la victoire est aussi impérative.

Contre les “Crocos”, le “Gone” aura une chance de s’illustrer aux côtés de Memphis Depay, de retour de suspension, et d’Islam Slimani, alors que Karl Toko Ekambi est en baisse de forme et que Tino Kadewere est blessé.

Enchaîner, Cherki n’a jamais su faire, malgré pourtant de belles performances en Coupe de France, en janvier 2020 à Nantes ou contre Sochaux en mars dernier. Des matches restés sans lendemain.

Titulaire en 8es de finale sur le terrain du Red Star (2-2, 5-4 t.a.b.), l’attaquant natif de Lyon n’avait pas brillé, le 8 avril.

“talent fou”

Il a au moins l’excuse de la jeunesse, n’ayant débuté en Ligue 1 qu’à cinq reprises.

Oui, mais le jeune Lyonnais a aussi une haute opinion de lui-même, entretenue par l’attitude protectrice des cadres du centre de formation à son égard.

“On ne va pas se mentir. Je pense avoir un peu de talent mais si je veux être un grand, je dois travailler plus que tout le monde et le travail est plus important que le talent”, a-t-il dit le 5 mars lors de sa première conférence de presse, tout en reconnaissant être “encore dans une phase d’apprentissage” qui lui imposait de “devoir gérer son impatience”.

Peut-il être, alors qu’il n’aura que 18 ans le 17 août, la pierre angulaire du projet de jeu de l’OL dès la saison prochaine alors même que le départ du talentueux Houssem Aouar, donné comme sûr il y a quelques mois, n’est pas assuré ?

“J’ai beaucoup d’affection pour Rayan qui a un talent fou”, relève l’entraîneur Rudi Garcia.

effectif à redessiner

“Travailleur et à l’écoute, il est normal qu’il ait une progression depuis cette saison, et celle d’avant, qui soit faite de hauts et de bas. Comme il est dans une bonne phase, c’est intéressant pour lui et l’équipe. Il commence à emmagasiner des consignes et les applique plus naturellement et parvient à être décisif comme à Monaco”, analyse le coach.

“C’est un atout certain pour cette fin de saison”, se réjouit-il.

Si le banc de touche du club rhodanien affiche parfois un visage juvénile, les autres jeunes, comme Malo Gusto, Florent da Silva, Yaya Soumaré ou Habib Keita, qui ne font que débuter en professionnel, ne semblent toutefois pas encore en mesure de bouleverser durablement la hiérarchie pour s’installer dans le onze de base.

“Nous ferons un bilan après le match contre Nice (le dernier de la saison). C’est un groupe en devenir. Nous sommes la deuxième équipe du championnat à avoir donné du temps de jeu cette saison aux jeunes de l’académie, de peu derrière Saint-Etienne et devant Nîmes. C’est bon pour l’avenir. Il faudra continuer à bien les encadrer mais le potentiel est là, indéniablement, celui de Rayan en particulier. L’OL a un effectif qui va progresser”, conclut Garcia.

Une saison terminée à la troisième ou à la quatrième place, ce qui veut dire jouer la Ligue des champions ou la moins cotée Ligue Europa, aura une incidence sur les contours du groupe la saison prochaine. Un groupe qui reste donc à dessiner avec des recrues expérimentées ou des jeunes à promouvoir.