L1: Bouba Kamara, avis de grand frais à l’OM

Boubacar Kamara, symbole de la formation marseillaise, lors du déplacement de l’OM chez la Lazio Rome, le 21 octobre 2021
Par Stanislas TOUCHOT / © 2021 AFP

Un match raté dans les grandes largeurs sur le terrain de Galatasaray, un curieux jeu de cache-cache avec la presse et surtout une prolongation de contrat espérée mais qui tarde: avant le match à Nantes mercredi, l’ambiance est fraîche à l’OM autour de Boubacar Kamara, seul symbole de la formation marseillaise.

Il était attendu vendredi dernier en conférence de presse pour la première fois depuis le mois d’avril mais au dernier moment, le service communication du club a prévenu que Kamara n’avait “pas souhaité se présenter” devant les journalistes.

Le jeune milieu de terrain était en revanche bien au rendez-vous ce mardi et a tout de suite pris les devants. “Je ne suis pas venu vendredi mais je n’ai pas séché la conférence de presse. Le club était au courant et avait été prévenu en amont. C’est strictement personnel, ça ne regarde que moi et le club”, a-t-il dit.

A l’échelle d’un club habitué aux tsunamis médiatiques, l’affaire a des airs de vaguelette. Mais elle traduit tout de même une certaine crispation autour du cas Kamara, né à Marseille, entré à l’OM à cinq ans, et qui à ce titre n’est pas tout à fait un joueur comme les autres.

“En réflexion”

Or, “Bouba” est en fin de contrat à la fin de saison. Ce qui signifie qu’à partir du 1er janvier, il sera libre de discuter avec n’importe quel club, puis de quitter l’OM fin juin, sans que son club formateur ne touche d’indemnité de transfert.

L’été dernier, Kamara faisait au contraire partie, avec Duje Caleta-Car, des joueurs que le président marseillais Pablo Longoria imaginait comme des partants possibles, afin de redresser des comptes toujours dans le rouge. Au point de lui présenter des offres qui ne le passionnaient pas.

“Ce qui a été un peu dur, c’est l’impression de ne pas avoir le choix. Mais c’était juste les deux derniers jours et ça n’était pas que moi. J’ai vite tourné la page”, a assuré Kamara vendredi.

Mais l’épisode a peut-être tout de même laissé quelques traces alors que l’OM se retrouve confronté au risque de voir partir celui qui est l’un des très rares fleurons de son centre de formation et avec lequel les discussions ont toujours été complexes, que ce soit pour signer son premier contrat professionnel ou sa première prolongation.

Aujourd’hui en tous cas, Kamara est “toujours en réflexion” et il n’en a pas dit beaucoup plus. “Ce sont mes représentants qui gèrent tout ça et ce qu’il y a dans les offres, c’est confidentiel. Moi je dois juste me concentrer sur le terrain. Quand ma décision sera prise, je serai le premier à venir”, a-t-il simplement lâché.

“Pas perturbé”

Curieusement, l’épisode intervient après l’un des très rares matches ratés par le jeune Marseillais. Jeudi à Istanbul sur la pelouse de Galatasaray, où il était capitaine, Kamara a en effet fait naufrage, avec notamment un début de match épouvantable, où il a été constamment secoué dans les duels et où deux erreurs grossières de sa part ont abouti à un tir sur la barre et à l’ouverture du score des Turcs.

Dimanche ensuite, contre Troyes, il s’est assis sur le banc et n’en a pas bougé. “Je n’ai pas été surpris. J’ai déjà été sur le banc cette saison, il y a beaucoup de turn-over et de longs voyages”, a-t-il assuré.

“Et puis c’est la composition du coach. Il y a des heureux et des déçus. je ne suis pas perturbé. J’ai ma famille, ma femme, mon fils, bientôt un deuxième, je suis à Marseille, chez moi”, a-t-il ajouté.

Après un début de saison réussi d’abord dans un rôle hybride de sentinelle-latéral droit, puis en pur N.6, preuve de sa maturité tactique à 22 ans, Kamara devrait de toutes façons retrouver une place de titulaire à Nantes.

La suite, sa prolongation, la possibilité de le voir choisir la sélection sénégalaise et toutes les questions qu’il a laissées sans réponse vendredi, viendra plus tard.