L1: “Bordeaux ne pourrait pas survivre s’il descendait en L2”, selon le club

Les attaquants de Bordeaux Hwang Ui-Jo et Rémi Oudin lors de la défaite des Girondins face à Marseille au Matmut Atlantique, le 7 janvier 2022
/ © 2022 AFP

Le directeur général délégué des Girondins de Bordeaux, Thomas Jacquemier, a affirmé vendredi que son club, 17e de L1 et en proie à des difficultés financières, “ne pourrait pas survivre à une descente en L2”.

“On ne va pas se cacher. Aujourd’hui, pour les Girondins, il n’y a pas de modèle, il n’y a pas de vie en L2. Les revenus que l’on tire des droits télé en L2 ne permettent pas au club d’y survivre”, a déclaré M. Jacquemier.

“Pour le coup, on ne peut pas l’envisager comme certains clubs qui font l’ascenseur, qui sont plus adaptés à ça. Pour nous ce n’est plus possible. Ce n’est pas un projet de dire +on temporisera, on remontera plus tard+”, a ajouté le dirigeant bordelais.

M. Jacquemier, qui s’est invité en conférence de presse après la résiliation du contrat avec le principal sponsor maillot, Winamax, remplacé par le fonds de dotation “Cœur Marine et Blanc”, en a profité pour faire le point sur les finances du club bordelais repris en juillet par l’homme d’affaires Gerard Lopez.

Ces derniers jours, les Girondins ont fait couler beaucoup d’encre entre le cluster lié au Covid-19 qui les a pénalisés lors des trois derniers matches de L1 et de Coupe de France, la mise à l’écart de plusieurs joueurs indésirables, la volonté de se débarrasser d’ici fin janvier du capitaine Laurent Koscielny, sans parler du projet de M. Lopez décortiqué par plusieurs médias.

“Ce qui est important pour la DNCG (Direction nationale du contrôle de gestion), c’est que l’on ait les besoins nécessaires en trésorerie pour couvrir l’ensemble de notre saison quels que soit les aléas sportifs”, a expliqué le dirigeant qui table sur une réduction du déficit d’exploitation de plus de 40% par rapport à la saison dernière grâce à une stratégie d’assainissement des comptes.

“Cela passe par des mesures d’économie, une augmentation des recettes et une réduction de la masse salariale. Aujourd’hui, on est en moyenne à 1 million d’euros par joueur. La trajectoire est en train d’être corrigée, notamment sur la masse salariale de nos jeunes joueurs qui sont sur des tendances beaucoup plus basses (-45 %) que par le passé. Historiquement, le club était au-dessus”, a-t-il précisé.

Interrogé sur la dette qui s’accumule, le dirigeant a indiqué qu’il s’agissait “d’une dette à échéance 2025”. “On n’a pas de pression régulière de remboursement si ce n’est qu’il faudra être capable de rembourser cette dette et c’est tout l’intérêt de la temporalité de ce projet, c’est de reconstruire une rentabilité autour de ce que l’on sait faire, de meilleurs leviers de remplissage du stade, des opérations de +trading+ et de valorisation tout simplement de jeunes talents”.