L1: avec Stéphan, Strasbourg se découvre de nouvelles ambitions

L’entraîneur du Racing Club de Strasbourg Julien Stéphan devant la presse au stade de La Meinau, le 29 mai 2021
/ © 2021 AFP

Réussir à faire revenir l’ex-international Kevin Gameiro et attirer Grégory Dupont, une référence comme consultant performance: à Strasbourg, le convaincant Julien Stéphan installe sa méthode dans un club qui aspire à de nouvelles ambitions en Ligue 1.

Sur les bords du Krimmeri, petit cours d’eau alsacien, les débuts du jeune entraîneur (40 ans) ont séduit à tous les étages un club qui a exprimé le besoin de commencer une nouvelle ère après cinq années sous les ordres de Thierry Laurey, ponctuées par un maintien à la dernière journée et un vestiaire divisé.

“Je ne sais pas si on peut parler d’une nouvelle ère. En tout cas, il y a la volonté de faire fructifier l’héritage de qualité, laissé ici par tous les entraîneurs depuis une dizaine d’années”, souligne l’ex-technicien du Stade rennais dans un entretien à l’AFP et à France Bleu.

Cela se traduit par des “petites modifications, des petites touches”, comme par exemple l’instauration des petits-déjeuners et déjeuners toute la semaine au stade de la Meinau.

“On cherche à progresser dans tous les domaines, sur et en dehors du terrain”, expose le Breton, venu de Rennes avec son adjoint Mathieu Lescornet et son analyste performance et vidéo Rudy Cuni.

L’arrivée de Grégory Dupont officialisée le 22 juillet, comme consultant performance, vient confirmer la volonté alsacienne d’optimisation dans ce domaine. “Il faut avoir l’organisation la plus pro et adéquate possible pour mettre les joueurs dans les meilleures conditions et de pouvoir s’exprimer sur le terrain.”

“Sérénité”

Quatre mois après sa démission douloureuse du Stade rennais, Stéphan a repris du service cet été avec “tranquillité et sérénité”, même si les moyens sont bien moindres en Alsace (budget de 45 millions d’euros pour Strasbourg, 105 pour Rennes).

Mais pour le jeune entraîneur à la mode, “ce métier est fait de périodes fastes mais aussi de périodes où l’on doit vivre avec d’autres objectifs”. “Ce n’est pas pour autant qu’il n’y a pas de possibilités de faire de belles choses à Strasbourg”, confie Stéphan.

L’arrivée du technicien a aussi convaincu certains cadres de rester en Alsace, comme Dimitri Lienard, qui a renouvelé pour deux saisons à 34 ans. Jean-Eudes Aholou, prêté la saison passée par Monaco, est revenu mi-juillet pour un nouveau prêt avec option d’achat cette fois.

“On a fait de très belles choses avec Thierry Laurey. Après, le club a décidé de faire quelque chose de différent, on est très content”, a déclaré à l’AFP le milieu de terrain.

Autour de la recrue phare Kevin Gameiro, qui vient compléter une attaque bien fournie (Ajorque, Diallo, Waris, Mothiba, Thomasson, Sahi), Strasbourg est encore sur la piste “d’un défenseur central, d’un arrière gauche et d’un milieu offensif excentré”, selon Stéphan.

En défense, seuls Lucas Perrin prêté par Marseille, et le Polonais Karol Fila sont arrivés alors que Mohamed Simakan, le capitaine Stefan Mitrovic, Frédéric Guilbert, Lamine Koné et Lionel Carole sont partis.

“On souhaite un groupe assez restreint avec 17 joueurs confirmés de L1 et quelques jeunes du club. Ça me semble être le bon nombre pour progresser”, estime l’entraîneur strasbourgeois, qui qualifie de “rumeurs infondées” les possibles départs de Ludovic Ajorque et Alexander Djiku, deux piliers de l’effectif.

La méthode Stéphan semble commencer à porter ses fruits puisque le Racing vient d’enregistrer un succès prometteur en amical à Francfort (3-2), solide équipe de Bundesliga. A confirmer samedi face à Fribourg, autre équipe allemande, avant de débuter la saison à la Meinau face à Angers puis d’aller défier le Paris SG au parc des Princes.