L1: avec Niko Kovac, Monaco a retrouvé la rage de vaincre

L’entraîneur de Monaco Niko Kovac félicite ses joueurs après un match remporté contre Metz, le 3 avril 2021 à Louis-II
Par Christophe BELLEUDI / © 2021 AFP

“On ne va pas dire qu’on était des agneaux mais le coach nous a transformés”: Djibril Sidibé, champion du monde 2018, estime que Niko Kovac a fait de Monaco, en déplacement à Angers dimanche, une équipe capable de “rêver” du titre.

La façon dont Monaco s’est qualifié pour les demi-finales de la Coupe de France mercredi à Lyon (2-0) n’a laissé personne indifférent. Au-delà de la dynamique royale (13 victoires, deux nuls, une défaite en L1, et quatre qualifications en Coupe en 2021), les hommes de Kovac ont montré une soif de victoire essentielle dans le +money-time+.

“Ce groupe en veut encore plus, reconnaît le Croate. Il a faim et veut tout donner. Je le vois dans les attitudes avant et après match, à l’entraînement aussi.”

A Angers, il compte sur des hommes investis à 100%. Des hommes transfigurés, en mission. “On ne va pas dire qu’on était des agneaux mais le coach nous a transformés”, admet Djibril Sidibé.

“Il a inculqué un état d’esprit similaire à ce que j’ai vécu en Angleterre (Everton, NDLR), continue l’international. On fait les efforts, les sacrifices ensemble. Il y a beaucoup de rigueur et d’intensité sans jamais relâcher. Si tout le monde reste concentré et discipliné, il y a une grande possibilité de faire quelque chose.”

“Le titre, un rêve”

“Pour réussir, il faut croire en ce qu’on fait et rêver d’y parvenir, enchaîne Kovac. Les rêves sont le début des objectifs. Les joueurs en ont d’autres qu’en début de saison. C’est une motivation supplémentaire pour essayer de donner plus.”

Les Monégasques ne cachent d’ailleurs plus leurs ambitions. Si “le titre reste un rêve, selon Sidibé, Monaco, “en embuscade, vise une place directe en Ligue des champions.”

Même le discours maîtrisé de Kovac a évolué. Pour terminer une saison qui peut être “pleine de succès”, il demande à ses joueurs de garder le cap.

“Je peux évoquer la course au podium, les joueurs aussi, lance-t-il. Mais la vérité vient du terrain. Pour continuer à gagner, il faut rester à notre niveau, très concentrés, garder la motivation et la volonté d’y arriver. Mes sensations sont très positives. Mais chaque match sera très difficile.”

Le groupe en est conscient et ne lâchera rien. Si l’équipe est épargnée par les blessures ou la maladie (un cinquième cas de Covid a été annoncé samedi par le club), Sidibé assure que les garde-fous fonctionneront.

“Nous, anciens et coach, sommes là pour garder la tête froide et être focalisés sur le contenu de notre match à Angers. On doit faire abstraction de l’effet médiatique. C’est la dernière ligne droite. Restons concentrés sur le travail!”

“Sans passion, pas de succès”

Or le latéral, vigilant, trouve que “les derniers matches ont été compliqués”. Mais il note aussi la “force développée cette saison”: “Au bout d’une heure, on arrive souvent à prendre l’ascendant physique et psychologique sur l’adversaire”.

Il reconnaît d’ailleurs “des similitudes avec 2017”, et le dernier titre monégasque. “Il y a une vraie cohésion, une concurrence saine créée par le coach. On est content d’être ensemble. Ca se ressent.”

Depuis que “chacun a pris conscience que le niveau d’exigence devait s’élever, la mayonnaise a pris”, apprécie-t-il encore. “On a trouvé notre équilibre, confirme Kovac. L’équipe évolue de façon intense, dynamique, attractive et agressive. Les joueurs ont beaucoup progressé.”

Monaco se sent fort. Et Kovac n’hésite pas à activer la corde sensible de ses joueurs pour les inciter à se dépasser.

“Je veux un cœur chaud mais du sang-froid”, dit-il. “Jouer avec le cœur est important. Il faut tout faire avec passion. Sans passion, pas de succès. Mon équipe en montre sur le terrain. Les joueurs ont une vraie rage de vaincre.”