L1: au Paris SG, encore plus de stars mais toujours des questions

Le Paris SG, privé de ses stars, a été battu par Lille lors du Trophée des Champions disputé à Tel Aviv, le 1er août 2021
Par Alexis HONTANG / © 2021 AFP

Au Paris SG, recruter n’est pas gagner: le Trophée des champions perdu dimanche a rappelé à l’entraîneur Mauricio Pochettino l’importance d’installer une identité de jeu autour de stars toujours plus nombreuses, pour la reconquête en L1 comme pour la quête en Ligue des champions.

“Nous avons de plus grandes choses à aller chercher cette saison”, a lancé le technicien argentin, dimanche, après le revers (1-0) de son équipe.

Il n’empêche que laisser échapper une coupe que le PSG monopolisait depuis 2013 fait tache au vu de ses immenses moyens.

L’ambition du club, c’est de “gagner, gagner, gagner”, comme le répète “Poche” en espagnol à chacune de ses conférences de presse.

Mais, avec huit défaites en 35 rencontres depuis son arrivée début janvier sur le banc, l’Argentin possède un bilan en décalage avec ses déclarations.

Pour lui comme pour ses joueurs, éjectés par Lille du sommet de la Ligue 1 en mai dernier, l’exercice 2021-2022 se place sous le signe de la revanche.

“La Ligue des champions est un grand objectif, mais il faut aussi regagner le championnat et toutes les compétitions pour que ce soit une très grande saison”, a détaillé Achraf Hakimi, dans un entretien à l’AFP, début juillet.

“Les Parisiens ont largement compris la leçon de la saison dernière. Ils vont avoir envie de rectifier le tir”, décrypte pour l’AFP Eric Rabesandratana, ancien défenseur du PSG devenu consultant pour France Bleu Paris.

Exigence et concurrence

Pour son premier été dans la capitale, Pochettino a tenté d’insuffler sa philosophie de mouvement du ballon et de pressing, aidé par un recrutement XXL permis par le coup de pouce financier de l’ambitieux propriétaire qatarien du club.

Le PSG a donc attiré deux anciens vainqueurs de la Ligue des champions, le défenseur Sergio Ramos et le milieu Georginio Wijnaldum, ainsi que le meilleur joueur du dernier Euro, le gardien Gianluigi Donnarumma et l’un des meilleurs latéraux du monde, Hakimi.

Dans le même temps, Neymar a prolongé son contrat jusqu’en 2025, Angel Di Maria jusqu’en 2022 et Kylian Mbappé, dont le bail expire en juin prochain, est pour l’heure toujours Parisien.

Cette armada-là doit, sur le papier, marcher sur la Ligue 1. Mais l’échec du Trophée des champions rappelle à Pochettino que le chantier est loin d’être fini.

“On a envie de voir la manière derrière les victoires, de voir du jeu collectif. Pochettino a eu une préparation complète, avec un recrutement qu’il a voulu. On va être plus exigeant, forcément”, explique Rabesandratana.

En tête de sa liste des décisions à prendre, le choix du gardien N.1 entre Keylor Navas et Donnarumma, dont la cote a explosé après l’Euro qu’il a remporté avec l’Italie.

“La concurrence est importante, pas seulement dans les cages”, a soufflé l’entraîneur, confronté au même dilemme en défense centrale.

Du mouvement à prévoir ?

L’arrivée de l’expérimenté Ramos rebat les cartes autour de Marquinhos et Presnel Kimpembe.

Qui va démarrer les grands matches ? Paris peut-il jouer avec trois centraux derrière ? Les interrogations concernent autant la défense que l’attaque, où le cas Mbappé continue d’alimenter le mystère.

Si la superstar, qui sort d’un Euro raté avec les Bleus, ne prolonge pas d’ici fin août, elle risque de partir sans indemnités pour le PSG, qui l’a recruté contre 180 M EUR en 2017.

A l’image du dossier “Kyky”, Paris n’en a peut-être pas fini avec le mercato et reste à l’affût d’une nouvelle opportunité. Aussi, des joueurs pourraient faire leurs valises d’ici le 31 août.

Mais l’objectif suprême reste le même: la Ligue des champions.

“S’il suffisait de prendre des joueurs pour gagner la Ligue des champions, je dirais que c’est l’année pour le Paris SG. Maintenant, il y a de plein de choses aléatoires, notamment avoir les joueurs au bon moment, on connaît bien ça à Paris, avoir des blessés aux moments décisifs”, rappelle Rabesandratana.

Malgré une finale en 2020 (perdue 1-0 face au Bayern) et une demi-finale la saison dernière (contre Manchester City), le PSG sera dans le chapeau 2 du tirage au sort prévu le 26 août et donc pas à l’abri de tomber sur du lourd dès la phase de groupes.

Pour Pochettino, la période de réglages est déjà comptée.