L1: après le répit européen, Bosz et Gourvennec retrouvent la pression

L’entraîneur lillois Jocelyn Gourvennec, lors du match de la poule G de la Ligue des Champions, le 2 novembre 2021 à Wolfsbourg
/ © 2021 AFP

Jocelyn Gourvennec et Peter Bosz n’ont pas savouré longtemps leurs beaux parcours européens: l’entraîneur de Lille et son homologue de Lyon s’affrontent dimanche au stade Pierre-Mauroy (13h00) et n’ont plus de temps ni de points à perdre en L1.

Une qualification pour les 8e de finale de la prestigieuse Ligue des champions en terminant 1er de son groupe pour Lille, un impressionnant bilan de cinq victoires pour un nul en Ligue Europa pour Lyon, la semaine a été faste sur la scène européenne pour le Losc et l’OL.

De quoi faire oublier (brièvement) un tableau beaucoup moins flatteur en championnat: Lille, champion de France en titre, est 12e (24 pts, à 18 points du leader parisien), juste devant son adversaire du jour, à deux longueurs.

Alors que son équipe n’a gagné qu’un seul de ses quatre derniers matches de L1, Peter Bosz espère que l’élan européen pourra faire de ce déplacement à Lille un tournant dans la saison.

“Malheureusement, nous avons beaucoup de tournants cette saison ! Trop de tournants mais il est clair que nous avons un match important contre un adversaire direct pour la qualification européenne et dans une bonne dynamique”, a souligné le technicien néerlandais vendredi en conférence de presse.

Il a de nouveau reconnu que sa formation “n’était pas stable dans le jeu”.

Plus les semaines avancent et moins l’OL affiche l’identité de jeu prônée par l’entraîneur néerlandais arrivé en début de saison pour remplacer Rudi Garcia.

Pour l’heure, Bosz n’est pas menacé, mais une 13e place, loin des objectifs de podium et de retour en Ligue des champions, fragilise sa position, malgré le soutien affiché de ses joueurs.

“Nous avons rarement rendu des +clean sheets+ (matches sans concéder de but, NDLR) et nous avons souvent encaissé trois ou quatre buts et dans le football, quand tu ne gagnes pas, ça touche la confiance”, a-t-il regretté.

Lille, le déclic à Séville

Mal embarqués en Ligue des champions à mi-parcours, le Losc et Gourvennec ont réussi à redresser la barre pour finir la phase de groupes avec un succès convaincant (3-1) à Wolfsburg mercredi.

Le technicien, sous le feu des critiques malgré la victoire au Trophée des champions en août, a laissé passer l’orage, notamment avec l’exploit (2-1) à Séville début novembre.

Il s’est toujours voulu positif et n’a cessé de protéger ses joueurs, même quand les résultats ou le jeu n’étaient pas à la hauteur.

“Nous ne sommes pas sortis de notre projet de six matches (de poules en C1, NDLR) malgré les commentaires parfois négatifs au départ. Nous sommes restés dans ce qu’on sait faire. Le déclic s’est produit à Séville, en gagnant là-bas, on s’est dit qu’on pouvait aller au bout”, a-t-il expliqué récemment.

Cette qualification est donc un peu une revanche pour lui.

“Depuis que j’ai signé, je suis dans ma bulle, je ne lis rien, je n’écoute rien. Je fais mon travail avec force, avec conviction, et je pense que ça prend forme, c’est ça le plus important. Ma mission c’est de continuer à faire progresser l’équipe et on y est, on veut marquer l’histoire du club”, a-t-il ajouté.

“Je vais continuer, en me battant tous les jours. Maintenant, je veux que l’on confirme, qu’on remonte au classement en Ligue 1. Nous prenons le bon chemin”, a-t-il souligné.