L1: accord “en vue” sur un rallongement des premiers contrats pros

Logo de la Ligue française de football professionnel (LFP) à Paris
/ © 2022 AFP

Un accord sur un rallongement des premiers contrats pros, revendication des clubs de Ligue 1 lassés de voir filer gratuitement leurs meilleurs jeunes, est “en vue”, a annoncé jeudi la Ligue de football professionnel (LFP) après plusieurs réunions avec le syndicat des joueurs UNFP.

Un groupe de travail de la LFP a esquissé jeudi les contours de cet accord collectif, rendu possible par l’adoption la semaine dernière au Parlement de la loi sports, qui a avalisé le principe d’un rallongement de la durée de ces premiers contrats, jusque-là limités à trois ans.

“Les parties se sont accordées sur une articulation des contrats basée sur les temps réels de jeu, permettant ainsi d’obtenir une réciprocité de prolongation des contrats sous la forme d’un 3 + 1 + 1 (contrat de base de 3 saisons avec deux prolongations d’une saison)” pour les jeunes joueurs de 16 ou 17 ans, a écrit la LFP dans un communiqué.

A 18 ans, les contrats pourraient durer “cinq saisons maximum”, puis “quatre saisons maximum” à 19 ans. Ces durées s’alignent sur les règles actuelles du cursus des joueurs (contrats aspirant, stagiaire puis professionnel).

Si la Fifa impose une durée maximale de trois ans pour les joueurs mineurs, le Code du Sport français allait plus loin en étendant cette mesure à tous les premiers contrats professionnels sans distinction d’âge. Un dispositif désormais assoupli par la récente loi, mais qui doit encore faire l’objet d’un décret d’application et d’un accord collectif.

Cette réforme, voulue par le président de la LFP Vincent Labrune, est censée “sacraliser” la formation française en évitant que des jeunes joueurs particulièrement prometteurs quittent leur club après trois ans, sans que ce dernier ne touche d’indemnité de transfert.

Le Paris SG a vécu ce crève-cœur en 2014 avec Kingsley Coman, parti à la Juventus Turin, et à l’été 2020 avec le départ de son prometteur défenseur Tanguy Nianzou Kouassi: ce dernier, tout juste majeur, a paraphé un premier contrat au Bayern Munich d’une durée de quatre ans, chose jusqu’à présent impossible en France où l’UNFP, historiquement réticente, craignait de voir les joueurs bloqués sur la durée par leur club sans disposer du temps de jeu nécessaire pour s’épanouir.

L’accord doit désormais être précisé en Commission paritaire clubs-joueurs, en “tenant compte notamment (…) du décret d’application à venir”, conclut la LFP, qui espère voir la réforme aboutir d’ici la fin de saison.