L1: à Nîmes, Anthony Briançon a choisi la stabilité

Le défenseur de Nîmes Anthony Briançon lors du match de L1 contre Nantes aux Costières, le 16 janvier 2019
Par Olivier GAGNEBIEN / © 2019 AFP

“Il ne faut pas croire que l’herbe est plus verte ailleurs”: en restant à Nîmes, le défenseur central des Crocos Anthony Briançon, 24 ans, a choisi la stabilité dans une équipe où il est “heureux”.

Il a été envoyé à Rennes, à Saint-Etienne, à Marseille et même en Allemagne, à Cologne… Des rumeurs plus que des approches concrètes, sauf avec le club breton où il n’a toutefois pas senti qu’il était “une priorité”.

Capitaine du Nîmes Olympique, Briançon a cependant préférer prolonger d’un an son contrat avec son club formateur avec qui il est désormais lié jusqu’en juin 2022: c’est donc en tant que Crocodile qu’il entamera la saison 2019-20 au Parc des Princes contre le Paris SG dimanche (21h00).

“Tu sais pourquoi tu pars mais il y a toujours un risque. Je suis ravi de continuer l’aventure avec Nîmes. Je suis heureux ici, j’ai mon équilibre. J’ai privilégié aussi le cadre de vie et familial”, s’explique-t-il.

En triplant pratiquement son salaire, le président Rani Assaf a surtout fait comprendre à celui qui adore pêcher ou chasser pour se vider l’esprit qu’il avait “un rôle primordial à jouer”, qu’il voulait que “je prenne encore plus de responsabilités”.

Anthony Briançon le dit haut et fort : “Je suis prêt à assumer ces responsabilités-là. Capitaine, c’est un rôle qui me tient à cœur, c’est important pour moi.” Comme Ripart et Paquiez, autres cadres historiques, il se veut le garant des “valeurs nîmoises”, celles d’abnégation et de combat qui ont permis au promu croco, l’an passé, de donner “l’image d’une équipe attractive et joueuse” et de réaliser “un parcours magnifique, exceptionnel même”, ponctué par une neuvième place.

Faire aussi bien sera “compliqué”, surtout que Nîmes a vécu une intersaison mouvementée avec le départ de quatorze joueurs dont cinq titulaires indiscutables (Maouassa, Ferri, Savanier, Thioub, Bouanga) et la démission, en plein mercato, du directeur sportif Laurent Boissier…

Objectif : le maintien

Pragmatique, Anthony Briançon n’en demande pas autant. “Si vous me dites qu’on finira 17e, je signe immédiatement avec les deux mains et les deux pieds! On peut être ambitieux, on veut être ambitieux mais l’objectif premier, c’est le maintien. L’an passé, on ne savait pas où on mettait les pieds”.

“On a aujourd’hui un peu plus de certitudes mais on doit encore s’aguerrir car pour la plupart, moi le premier, on n’a qu’une trentaine de matches de Ligue 1 derrière nous. Le groupe a encore besoin de s’étoffer car on manque de profondeur de banc mais il n’y a pas lieu d’être inquiet”, poursuit-il. “Il faut continuer à jouer avec beaucoup d’insouciance et, surtout, en prenant un maximum de plaisir. Si on se met rapidement en confiance en grappillant quelques points, il n’y a pas de raison qu’on ne réussisse pas”.

En débutant ce dimanche au Parc des Princes face au Paris Saint-Germain, “encore bien au-dessus de ce championnat”, les Nîmois n’auront pas le temps de se poser des questions. “Ce n’est pas plus mal d’entrer de suite dans le vif du sujet, termine Anthony Briançon, bien remis d’une contracture au dos. Les Parisiens sont déjà en jambes, on l’a vu contre Rennes mais on se déplace pas en se disant que c’est déjà plié. On va se battre avec nos armes, jouer à fond et on verra bien”.