L1: à Monaco, Axel Disasi a encore grandi

Le défenseur de Monaco, Axel Disasi, lors d’un match de Ligue 1 à domicile contre le Stade Brestois, le 28 février 2021
Par Christophe BELLEUDI / © 2021 AFP

“Il a progressé et l’an prochain, avec l’Europe, il montrera plus”: l’entraîneur monégasque Niko Kovac apprécie l’évolution de son défenseur Axel Disasi, recruté l’été dernier à Reims, où il retourne dimanche (17h05) sous le maillot de l’ASM, avec l’objectif de rester sur le podium.

À 23 ans, Axel Disasi confirme dans l’élite. Après une saison réussie à Reims où il avait aidé le club champenois à retrouver l’Europe, il en a fait de même cette saison à Monaco, où il est engagé jusqu’en 2025.

Dans un contexte interne très concurrentiel, il s’est imposé comme homme de base du dispositif de Niko Kovac, qui en a fait le dixième Monégasque le plus utilisé en L1 (1.923 minutes en 26 matches, dont 23 titularisations). Disasi a plus joué que l’international chilien Guillermo Maripan ou le champion du monde Djibril Sidibé.

Le charisme et l’aura de ce Francilien d’1,90 mètre qui a découvert le professionnalisme à 18 ans au Paris FC en L2, avant d’être repéré par Reims, lui ont permis de rapidement devenir essentiel dans le vestiaire monégasque.

-Vice-capitaine-

“Je suis content de ce qu’il fait, apprécie Kovac. Il avait fait un très bon travail à Reims. Il a encore progressé ici, où il a un statut de vice-capitaine. Il a montré ses qualités. Et l’an prochain, avec l’Europe, il montrera plus. Il pourra se rapprocher de la sélection A.”

Car l’ex-entraîneur du Bayern Munich lui prédit un avenir en bleu. Pourtant, c’est plus son coéquipier Benoît Badiashile, défenseur central comme lui mais plus jeune (20 ans) et international Espoir en titre, que la Direction technique nationale du football suit avec grand intérêt actuellement.

Si Badiashile, qui a déjà reçu des offres de Manchester United ou du Bayer Leverkusen, est programmé depuis longtemps pour une carrière internationale, Disasi, lui, recruté à Reims pour 15 millions d’euros (dont 2 de bonus), se donne progressivement les moyens d’y parvenir.

D’ailleurs, ces dernières journées, c’est lui qui débutait à la place de Badiashile. “On a trois défenseurs centraux de très haut niveau, explique Kovac. Actuellement, seuls deux jouent puisque +Djibo+ (Sidibé) est très bon. Axel vient de débuter deux fois consécutivement (Angers et Lyon, ndlr), alors que +Badia+ était sur le banc. On fait tourner.”

Mais la défaite contre Lyon (3-2) dimanche dernier a cassé une série impressionnante (7 victoires, un nul et une défaite en L1, avec un seul but encaissé). Elle reléguera peut-être Disasi sur le banc à Reims. Car “la concurrence s’accroît”, prévient Kovac depuis des semaines. Et le Croate privilégie la forme du moment. Surtout à niveau de performances élevées.

-“Grand match” à Paris-

Ce ne serait pas la première fois que Disasi serait écarté du onze de départ. Son entraîneur lui reconnaît une évolution sinusoïdale, avec “une petite baisse, quelques manques en milieu de saison”.

Auteur d’un “grand match”, selon Kovac, lors de la victoire à Paris (2-0, 21 février) où il avait “muselé Mbappé, en combinant avec Diop et Aguilar”, déjà buteur à trois reprises en L1, Disasi est aussi quelquefois passé au travers. Comme contre Lens (0-3, 16 décembre) ou Strasbourg (3-2, 27 septembre).

À chaque fois, ce joueur rapide et puissant a présumé de ses qualités naturelles et laissé ses coéquipiers terminer en infériorité numérique.

Mais depuis début 2021, il est, comme ses coéquipiers, devenu moins sujet aux erreurs. Il a fait sienne la devise de Kovac: “Mettre beaucoup d’intensité défensive pour récupérer le ballon haut”.

À Reims, contre qui Disasi a marqué lors de la première journée (2-2, 23 août), Monaco mettra une fois encore ces principes en œuvre pour l’emporter et de rester sur le podium.