Italie: une cigarette et un survêtement annoncent Sarri à la Lazio

L’entraîneur de la Juventus Turin, Maurizio Sarri, lors du match de Série A contre Udinese, le 23 juillet 2020 à Udine
/ © 2021 AFP

Une cigarette, un survêtement et le dessin d’une banque: la Lazio a annoncé mercredi l’arrivée sur le banc de l’ex-entraîneur de Naples et de la Juventus Maurizio Sarri, par ailleurs ex-banquier, sans club depuis son départ des Bianconeri en août 2020.

Quelques heures après avoir publié ces quelques indices qui ne laissaient pas de doute sur l’identité du futur entraîneur, Sarri étant connu pour être un grand fumeur en plus d’être un technicien exigeant et novateur avec son fameux “Sarriball”, la Lazio a officialisé la nouvelle par un bref communiqué: “Maurizio Sarri est le nouvel entraîneur de l’équipe première”.

Sarri succède sur le banc à Simone Inzaghi, parti à l’Inter Milan après cinq ans à la Lazio.

Dès la publication du tweet énigmatique, avec une photo de cigarette, un survêtement aux couleurs de la Lazio et le dessin d’une banque, la presse italienne avait acquis la certitude de l’arrivée de l”ex-entraîneur du Napoli, la Juve et Chelsea.

Tout était conclu depuis plusieurs jours avec l’entraîneur toscan, et notamment la durée du contrat (deux ans), selon plusieurs médias italiens.

Sarri, 62 ans, avait été écarté de la Juve à l’issue d’une seule saison sur le banc turinois, en août dernier, au lendemain de l’élimination en huitièmes de finale de Ligue des champions contre Lyon, malgré le titre de champion d’Italie. Andrea Pirlo l’avait remplacé.

Après ses belles années napolitaines (2015-18), avec trois saisons de suite dans le Top 3 en Italie, et son passage à Chelsea ponctué d’un succès en Ligue Europa (2019), son tout premier trophée, Sarri n’avait pas vraiment réussi à développer ses ambitions de beau jeu à la “Vieille dame”.

L’objectif assigné à l’entraîneur toscan, âgé de 62 ans, sera de ramener la Lazio en Ligue des champions, cible manquée cette saison avec une décevante sixième place, à dix longueurs du Top 4. En C1, le club romain a atteint la saison dernière les huitièmes de finale (battu par le Bayern Munich, 1-4, 1-2) pour son retour dans la “grande Europe”, après 13 ans d’absence.

Maurizio Sarri, entraîneur charismatique et haut en couleurs, avec son éternelle cigarette, a eu une carrière atypique, débutée au fin fond des divisions inférieures italiennes, sur les bancs de touche de minuscules clubs toscans dont il s’occupait en même temps qu’il poursuivait son activité de banquier pendant la semaine.

Moins qu’à Chelsea ou à la Juve,où il n’est pas resté suffisamment longtemps pour poser son empreinte, c’est à Naples que Sarri avait connu son heure de gloire avec son “Sarriball”, ce jeu de possession et de combinaisons sophistiquées.