L’attaquant de Brescia Mario Balotelli lors du match de Serie A contre Brescia, le 5 janvier 2019 Ă  Brescia
/ © 2020 AFP

La Lazio Rome a Ă©tĂ© sanctionnĂ©e mercredi d’une amende de 20.000 euros pour les cris racistes adressĂ©s par certains de ses supporters Ă  Mario Balotelli lors du dĂ©placement de l’Ă©quipe de la capitale, dimanche Ă  Brescia.

En première pĂ©riode, Balotelli s’Ă©tait directement adressĂ© Ă  l’arbitre M. Manganiello pour lui signaler des cris de singe et des insultes. L’arbitre avait brièvement interrompu le match pendant que le speaker lisait un message rappelant que la partie serait arrĂŞtĂ©e si les incidents se poursuivaient.

La Lazio avait ensuite publiĂ© un communiquĂ© dans lequel elle condamnait le comportement d’une “infime minoritĂ©” de ses supporters.

Dans sa dĂ©cision, l’organe disciplinaire de la fĂ©dĂ©ration italienne de football Ă©voque des chants “Ă  caractère de discrimination raciale” aux 21e et 29e minutes, ainsi que “des chants insultants” Ă  trois reprises, tous adressĂ©s Ă  Balotelli.

L’instance a Ă©galement demandĂ© un supplĂ©ment d’enquĂŞte afin notamment de vĂ©rifier “la collaboration effective du club dans l’identification des individus impliquĂ©s” dans ces incidents.

La Lazio avait en effet assurĂ© qu’elle comptait “poursuivre en justice” les responsables.

Les incidents racistes et le phĂ©nomène des cris de singe sont rĂ©currents dans les stades italiens et, outre Balotelli, le Belge de l’Inter Milan Romelu Lukaku, l’Ivoirien de l’AC Milan Franck KessiĂ©, le BrĂ©silien de la Fiorentina Dalbert ou l’Anglais de la Sampdoria GĂŞnes Ronaldo Vieira en ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© victimes cette saison.

En dĂ©pit de discours de fermetĂ©, les sanctions prises Ă  l’Ă©gard des clubs sont le plus souvent minimes, voire inexistantes.