Italie: l’Inter, sur un rythme de champion, domine l’Atalanta (1-0)

La joie du défenseur slovaque de l’Inter Milan, Milan Skriniar (2e g), félicité par ses coéquipiers après avoir marqué l’unique but du match de Série A contre l’Atalanta Bergame, le 8 mars 2021 au stade San Siro à Milan
/ © 2021 AFP

L’Inter Milan a poursuivi sur son rythme de champion, en tête de la Serie A, en dominant l’Atalanta Bergame (1-0) au terme d’un duel intense, lundi soir à San Siro en clôture de la 26e journée.

Entre les deux meilleures attaques du Championnat d’Italie, ce sont les défenseurs qui ont pris le pas sur les attaquants. Et c’est finalement assez logiquement un défenseur central, Milan Skriniar, qui a marqué l’unique but de la rencontre en début de seconde période, sur une passe décisive d’un autre défenseur, Alessandro Bastoni (54e).

Avec cette septième victoire consécutive en championnat, les Nerazzurri préservent leur matelas de six points sur leur dauphin l’AC Milan, victorieux dimanche à Vérone (2-0), et dix sur la Juventus (3e), qui avait dominé samedi la Lazio (3-1).

L’attaque de feu de l’Inter Milan (63 buts) et son duo Romelu Lukaku-Lautaro Martinez contre la machine offensive qu’est aussi l’Atalanta Bergame (60), conduite par Duvan Zapata en pointe, c’était la promesse d’un feu d’artifice. Mais ce match au parfum de Ligue des champions fut finalement d’abord un combat, intense, dans tous les coins du terrain. Avec peu d’occasions.

Jusqu’au but milanais, le gardien bergamasque Marco Sportiello s’était principalement illustré par un atypique arrêt… de la tête, pour détourner en corner une passe en retrait trop appuyée de Cristian Romero (15e).

La “Dea” avait mieux fini la première période en faisant passer des frayeurs chez Antonio Conte sur deux corners consécutifs: une tête de Zapata claquée par Samir Handanovic (39e) puis un sauvetage sur la ligne de Marcelo Brozovic (40e).

Gian Piero Gasperini lançait alors Josip Ilicic (46e) pour tenter d’accroître la pression offensive sur l’Inter mais c’est finalement le changement initié par Conte qui allait peser: Arturo Vidal, décevant pour son retour comme titulaire, laissait sa place à Cristian Eriksen qui, à peine entré (52e), tirait le corner qui amenait le but de Skriniar.

L’Inter manquait d’un rien le 2-0 dans la foulée, Lukaku étant repris in extremis par Romero (57e).

La suitejusqu’à la 90e allait être totalement bergamasque. Gasperini lançait Muriel, Miranchuk puis Pasalic pour tenter d’arracher l’égalisation. Les occasions pleuvaient (Zapata de peu à côté, 68e, Muriel contré 76e, Pasalic à côté, 84e) mais l’Inter faisait le dos rond et ne rompait pas.

Et la joie du banc milanais au coup de sifflet final ne trompe pas: cette Inter privée de scudetto depuis plus de dix ans (2010) a décidé de ne plus rien lâcher.