Italie: l’Atalanta plombe la Juventus, sous haute pression

Le milieu ukrainien de l’Atalanta exulte après son but lors du match de Serie A contre la Juventus, à Bergame, le 18 avril 2021
Par Anthony LUCAS / © 2021 AFP

L’Atalanta a frappé un grand coup en battant dimanche la Juventus (1-0) pour la première fois depuis vingt ans en championnat, délogeant de la 3e place des Bianconeri plus que jamais sous haute pression dans la bataille pour la Ligue des champions.

“Il ne faut penser qu’à nous, il va falloir gagner le plus de matches possibles, mais si on joue avec cet esprit et cette envie, je suis persuadé qu’il n’y aura aucun problème pour la suite”, a assuré l’entraîneur turinois Andrea Pirlo, avec son flegme habituel, après cette cinquième défaite de la saison pour le nonuple champion d’Italie en titre.

Après avoir renoncé à ses rêves de dixième scudetto consécutif (l’Inter compte 12 pts d’avance), la “Vieille dame” recule à la quatrième place. Elle peut même être rejointe par Naples (5e) en cas de succès des joueurs de Gennaro Gattuso sur le leader nerazzurro en soirée, en clôture de cette 31e journée de Serie A.

Le plus inquiétant pour cette Juve est sans doute que, après avoir parfois affiché un déficit de motivation contre des “petits”, elle perd aussi désormais ses “finales” contre des rivaux directs: après l’Inter (0-2) en janvier et Naples (0-1) en février, c’est donc l’Atalanta qui s’est offert le scalp des Bianconeri, privés de Cristiano Ronaldo, blessé.

Chiesa sort blessé

Ce choc au parfum de Ligue des champions, verrouillé et intense, a été débloqué en toute fin de match à Bergame par Ruslan Malinovskyi dont la frappe, déviée par le défenseur turinois Alex Sandro, n’a laissé aucune chance à Wojciech Szczesny (87e).

Le revenant Paolo Dybala, titularisé pour la première fois depuis plus de trois mois après une blessure au genou, n’a pas fait oublier “CR7” et Alvaro Morata a lui raté deux belles balles de match (34e, puis arrêt de Gollini 76e).

La Juventus, dominatrice en première période avec notamment un Adrien Rabiot en vue, s’est éteinte peu à peu après la pause, perdant Federico Chiesa sur blessure (58e).

L’Atalanta a elle mis longtemps à trouvé le cadre (tentatives de Pessina, 24e, Muriel 59e, Zapata, 70e), mais à partir du moment où elle l’a trouvé, grâce à Malinovskyi, la Juve a craqué.

C’est la neuvième victoire lors des dix derniers matches pour l’Atalanta, qui s’offre un joli ascendant psychologique sur les Turinois avant la finale de la Coupe d’Italie qui opposera les deux équipes dans un mois.

Milan enfin à San Siro

“C’est un match qui compte. Gagner aujourd’hui signifie qu’on peut battre la Juve et surtout cela montre qu’ils peuvent perdre contre nous, mais je n’ai pas trouvé une Juve en difficulté, ils étaient très forts”, a estimé l’entraîneur bergamasque Gian Piero Gasperini.

Milan, de son côté, a préservé sa deuxième place en renouant avec la victoire à San Siro, contre le Genoa (2-1), après six matches consécutifs sans victoire à domicile, toutes compétitions confondues (trois nuls, trois défaites).

“Cette victoire vaut plus que trois points, ce n’est pas normal pour nous tous ces matches sans gagner ici”, a reconnu le défenseur Simon Kjaer, artisan en fin de match d’un double sauvetage miraculeux sur la ligne avec son compère Fikayo Tomori.

En l’absence de Zlatan Ibrahimovic, suspendu, Milan s’en est remis à un joli but d’Ante Rebic (13e) mais aussi un coup de main bien involontaire de l’attaquant du Genoa Gianluca Scamacca (68e), qui a marqué contre son camp le second but rossonero alors que son équipe avait réussi à égaliser par Mattia Destro de la tête (37e).

La Lazio reste aussi dans la course à la C1 grâce à sa victoire spectaculaire contre Benevento (5-3), avec notamment un doublé de Ciro Immobile (16 buts cette saison). Les Laziali (6e) reviennent à quatre points de la Juve, avec un match en moins.