Italie: l’après-Ronaldo commence par une défaite pour la Juve

Le défenseur d’Empoli Riccardo Marchizza (g) accroche le défenseur de la Juventus Leonardo Bonucci, le 28 août 2021 à Turin
/ © 2021 AFP

L’après-Cristiano Ronaldo a commencé de la plus mauvaise des façons pour la Juventus Turin, battue à domicile samedi par l’étonnant promu Empoli (1-0), et qui ne compte qu’un point après les deux premières journées de Serie A.

Volontaire mais confuse, la Juve a été bousculée par Empoli, sans complexes. Et, comme un clin d’oeil au grand partant, retourné à Manchester United, le buteur toscan du soir (Leonardo Mancuso, 21e) porte le N.7, le numéro fétiche de la star portugaise.

Sans “CR7”, l’entraîneur Massimiliano Allegri a tenté plusieurs options offensives: sans réel avant-centre en première période, en confiant l’animation offensive à Paulo Dybala, Federico Chiesa et Juan Cuadrado; avec Alavaro Morata en N.9 en seconde.

Mais l’absence du Portugais s’est fait sentir. Et en attendant l’arrivée, imminente selon la presse italienne, de l’international italien Moise Kean, le public a sifflé bruyamment pour son retour au Juventus Stadium.

La Juve, déjà dos au mur après le nul initial contre l’Udinese (2-2), a pourtant affiché son envie d’entrée en se ruant à l’assaut du promu. Et il a fallu deux grands arrêts du gardien toscan Guglielmo Vicario devant Federico Chiesa (4e, 12e) pour maintenir Empoli à flot.

“Plus de tranquillité”

Mais les Toscans ont brisé l’élan bianconero sur leur première occasion: une frappe de Nedim Bajrami contrée, dont a profité Mancuso à l’affût (21e).

La Juve, piquée, a tenté de réagir, de façon souvent trop précipitée, face à une équipe combative et organisée.

Dans ce match disputé à cent à l’heure, le promu, loin de se contenter d’attendre, n’est même pas passé loin d’assommer les Bianconeri par Patrick Cutrone (à coté, 25e) et sur une tête en retrait dangereuse de Chiesa (45e)!

“L’équipe a bien commencé. Mais après le but, on s’est désuni. Il faut plus de tranquillité, plus de patience, et davantage jouer en équipe”, a constaté Allegri sur DAZN.

Voyant que sa Juve n’y arrivait pas, il a lancé Morata dans une rencontre toujours aussi rythmée, avec des occasions de part et d’autre: Dybala s’y est essayé (47e, 58e) mais Bajrami aussi s’est montré dangereux (48e).

Comme l’animation offensive flottait toujours côté Juve, Allegri a notamment lancé la recrue Manuel Locatelli et Dejan Kulusevski, après avoir sorti Adrien Rabiot, à la peine et Chiesa, épuisé.

Oublier Ronaldo

La Juve a ainsi tenté d’accroître la pression, mais rien n’y a fait. Le champion de Serie B de la saison dernière a défendu vaillamment son exploit. La Juve, qui a parfois rappelé l’équipe hésitante de la saison dernière sous Andrea Pirlo, a du pain sur la planche si elle veut le redevenir en Serie A en mai prochain.

“On a perdu cinq points, c’est dommage parce que la progression passe aussi par des résultats. Mais on va avoir beaucoup de rendez-vous après la pause internationale, il faut de la sérénité”, a insisté Allegri, qui ne veut plus entendre parler de “CR7”: “en ce moment on ne peut pas penser à Ronaldo, j’ai un groupe excellent avec lequel travailler.”

Si le départ du Portugais a coupé les jambes de la Juve, elle a donné des ailes à Ciro Immobile, candidat chaque saison au titre de meilleur buteur: l’avant-centre laziale s’est illustré avec un coup du chapeau face à La Spezia (6-1).

Et ce malgré un penalty manqué, ce qui lui a laissé quelques regrets: “la saison dernière, j’ai raté quatre penalties et je ne voulais pas en rater cette année. Ça m’agace de l’avoir manqué”, a-t-il pesté.

L’Atalanta, de son côté, a concédé un nul décevant à domicile devant Bologne (0-0).